familiale

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  • Publié le : 22 avril 2014
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 « La Familiale » de Prévert


Jacques Prévert est né le 4.02.1900 et est mort le 11.04.1977. Il a eu beaucoup de mal à se faire reconnaître des critiques car on lui reprochait sa poésie trop simple   A présent, il est considéré comme un des plus grands poètes du XX° siècle et il est publié dans la collection de La Pléiade, synonyme de consécration,d’honneur pour un écrivain. Dans les poèmes du recueil Paroles (1946), Prévert rapporte des scènes inspirées du quotidien banal ou insolite. Avec tendresse ou ironie, sarcasme ou émotion, il conduit son lecteur à tourner vers le monde un regard différent, pour saisir avec une naïveté étonnée la réalité que masquent l’habitude ou l’indifférence. Ecrit en vers libres, le poème intitulé « Familiale »évoque avec une monotonie répétitive la situation de trois personnes constituant une famille : le père, la mère et le fils. La simplicité des occupations et des gestes, le choix d’un vocabulaire très proche de la langue parlée familière concourent à créer une impression de grande banalité. Seule « anomalie » du tableau, la présence latente de la guerre, si intégrée pourtant à l’ensemble qu’on laremarque à peine.
N’est-ce pas une façon d’en critiquer la banalisation ?
Plan :
La monotonie d’une scène familiale
La guerre intégrée et banalisée
La dénonciation du conformisme
Partie 1 :
1/ La structure répétitive
On remarque que les sujets sont constitués par les personnages, tantôt seuls, tantôt ensemble (le père et la mère), qu’ils sont parfois remplacés pardes pronoms.
Cette reprise crée un effet de monotonie
Cet effet est accentué par la répétition des verbes « faire », « trouver », et « continuer » et par celle des mots qui jouent le rôle de complément d’objet « tricot », « affaires », « guerre ».
Le fait de répéter des affirmations très proches qui reprennent les mêmes termes donne au texte l’aspect d’une litanie, lassante, qui suggère laconstante reprise des mêmes actions et des mêmes situations
Composé de vers irréguliers, le poème est construit sur une énumération d’actions, chacune étant exprimée par un vers d’une structure semblable : - sujet (« la mère », « le fils », « elle », « il », « le père »)
verbe
Cod


2/ Le temps des verbes
L’emploi presque constant du présent ne permet pas de situer le texte dans une temporalitéprécise.
La valeur du présent ci peut laisser penser qu’il s’agit d’une scène immédiate, d’actualité comme le suggèrent les premiers vers.
La répétition des mêmes verbes souligne qu’il s’agit plutôt d’un présent d’habitude, de durée et de généralité.
La scène se répète indéfiniment dans le temps, sans repères de dates, sans espoir de fin.
Ceci est mis en relief par l’absence presque totale deponctuation et la disparition des verbes dans les derniers vers, comme si le verbe « continuer » ne devait même plus être exprimé.
3/ Des sonorités semblables
La monotonie du texte est accentuée par la reprise fréquente de sonorités semblables, en fin de vers et à l’extérieur des vers.
Ce phénomène est dû à la répétition de mots semblables très proches eux-mêmes par les sons « mère »,« faire », « guerre », « père », « affaires ».
On peut y ajouter les termes « naturel » et « cimetière » qui sont aussi très proches, renforçant l’assonance en «  è ».
La pauvreté voulue du vocabulaire, ajoutée aux familiarités d’expression (« ça », reprise du sujet répétée aux vers 3, 9, 20) et au manque d’originalité des actions, attire l’attention du lecteur sur un processus de banalisation de la guerre.Partie 2 :
1/ L’intégration par la syntaxe et les sonorités
La « guerre » n’est à aucun moment présentée comme quelque chose d’anormal. Dans les phrases, elle est en effet mise sur le même plan que d’autres occupations anodines.
Le mot « guerre » est complément du verbe « faire » comme « tricot » ou « affaires ».
C’est ce que suggèrent les cinq premiers vers, qui soulignent...
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