Faut il reconnaitre quelqu'un pour son maitre

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 2 (267 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 18 décembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Faut-il reconnaître quelqu'un comme son maître ?
Faut reconnaître quelqu

La question posée par le sujet est adressée à l'esclave ou au disciple : doit-il sedonner un maître ? Cela est paradoxal, car en règle générale le maître est celui qui décide pour ceux qu'il domine. Nous devons comprendre qu'il n'y a, en vérité, demaître que par la reconnaissance d'autrui. C'est le premier paradoxe impliqué par le sujet. Il en appelle un second : comment un homme peut-il se reconnaître un maître?Peut-il nier sa liberté pour s'assujettir à un autre? Cela est incompréhensible dans le cadre de la relation maître-esclave. Il faut aller vers une autre relation :celle du maître au disciple. Le maître change alors de visage : de négatif, d'oppresseur, il devient positif, initiateur.
comme maître

* Termes du sujet:— Faut-il : est-il nécessaire, indispensable, essentiel ?
— reconnaître : verbe à connotation hégélienne, et ce d'autant plus que le terme «maître» fait sonapparition dans l'intitulé un peu plus loin. Reconnaître, c'est, chez Hegel, poser une autre conscience comme sujet autonome et humain (comme «maître»). Cettereconnaissance est obtenue au terme d'une lutte à mort de pur prestige entre les consciences. Seule celle qui accepte de risquer sa vie peut être «reconnue» (dans sasupériorité).
— maître : le sujet autonome et humain reconnu (par «l'esclave»). On note que la dialectique «maître-esclave» s'introduit implicitement dans notre intitulé.
—quelqu'un : il s'agit du pronom indéfini : un être humain quelconque, une personne absolument indéterminée. Cette indétermination peut orienter la problématique.
tracking img