Feria

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La Féria

Sommaire :
Introduction

La féria en chiffre

Une étude poussée
1-Estimation des retombées financières
2-Quels commerces ne profitent pas de la féria?

Conclusion

Introduction

La feria de France la plus connue est bien sûr celle de Nîmes se déroulant durant le week-end prolongé de la Pentecôte. Depuis de nombreuses années elle donne lieu a une immense manifestationdurant plus de six jours et qui rassemble plus d'un million de personnes venant de toute la France et de l'étranger. C'est une des festivités les plus importantes au monde.

La Féria en chiffre

En chiffres, cela donne environ un million de personnes parcourant la capitale du Gard pendant la durée du cycle pour un chiffre d'affaires « approximatif de 40 millions d'euros dont 30 millions sur lesjournées de samedi, dimanche et lundi, plus la nuit de vendredi », estimait-on en fin de saison dernière du côté de la mairie de Nîmes
Autrement dit, et c'est une litote, la feria de Nîmes rapporte. Elle rapporte d'autant plus que la Ville n'a plus à supporter le coût des cartels de corridas. Depuis 2001, les arènes ont quitté le giron de la régie municipale pour passer en délégation de servicepublic, à l'instar de ce qui se fait à Arles et Béziers. C'est ainsi la société de Simon Casas qui finance l'achat des toros et les cachets des toreros. Et qui, partant, enregistre la recette dont elle reverse en fin de saison un pourcentage à la Ville (4 %), avec un minimum garanti de 120 000 €. La Ville a, par exemple, perçu 210 000 € à l'issue de la saison 2006.
La Féria c’est aussi 95 000billets vendus pour corridas et 3,1 M d’euros de recettes pour 2,3 M d’euros de dépenses
Un étude poussée

1-Estimation des retombées financières

La Féria de Nîmes est une grande
fête populaire. Des bandes musi-
cales, les peñas, sillonnent les rues,
des bals sont organisés ainsi que de
multiples concerts, mais depuis une
dizaine d’années on peut aussi faire
la fête dans les bodégas.Bodéga: ce terme vient de l’espagnol
où il signifie cave à vin. Durant la
Féria de Nîmes, la bodéga se présente
comme un bar provisoire où on
trouve surtout à boire, parfois à man-
ger et toujours à danser. Une idée
communément admise est que les
bodégas ouvertes durant la Féria de
Pentecôte rapportent des fortunes à
leurs organisateurs. De nombreux élé
ments accréditent cette opinion: lafoule qui se presse dans les rues et
autour des débits de boissons, l’am-
biance d’intense picolage, la marge
commerciale des revendeurs. Un
verre de sangria vendu entre 2euro et
5euro en 1003 revient à environ 0.50 euro.
De même une canette de bière ven-
due 3 voire 6 euro a été payée entre
0.50 et 1 euro selon la marque, le fournis-
seur et la quantité achetée. Une bou-
teille dechampagne achetée entre 20
et 30euro est revendue entre 60 et
90euro, parfois 130euro dans les bodé-
gas les plus huppées.
Toutefois, il convient de tenir compte
des frais supportés par les respon-

sables des bodégas. Ils sont très
divers. Tout dépend d’abord de la
possession ou non par l’association
de locaux dans la zone concernée par
la Féria. Si ce n’est pas le cas, elle
doit les louer,ce qui représente une
somme comprise entre 1000 et
2000 euro selon l’emplacement et la
taille des locaux. Par ailleurs, toutes
les bodégas supportent des frais fixes
comme l’électricité ou l’assurance.
Elles doivent également payer envi-
ron 1200euro aux services contrôlant la
sécurité, et se procurer la licence II
–environ 1000 euro – afin de pouvoir
vendre des alcools inférieurs à 15°.Beaucoup d’associations qui montent
une bodéga louent le matériel d’am-
biance, hi-fi et spots, pour une somme
approximative de 1400 euro. Enfin,
lorsque les bénévoles ne suffisent pas,
il leur faut embaucher des serveurs
payés 120euro par jour.
Tous coûts déduits, la situation finan-
cière des bodégas dont nous avons
pu étudier la comptabilité vraie peut
se caractériser par des...
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