France

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  • Publié le : 15 novembre 2009
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Leçon 4 : La France de l’entre deux Guerres

I – Le Bilan de la Guerre
1) Le coût de la Guerre
La guerre a entraîné d’énormes pertes pour l’Etat français, au niveau financier (200 milliards de francs courants, 10% de la fortune nationale détruite), économique (↓ de 65% du revenu national, dette publique), industriel (dépréciation du capital technique) et humain (1.4 millions de morts,1.1 million de blessés). La guerre a détruit le pays, a redéfini les topographies.
2) Les défis d’un nouveau Monde
L’agriculture occupe encore 40% de la pop active. La France a été rattrapée durant la guerre concernant son capital technique, ce qui était avancé avant la guerre ne l’est plus (automobile, aéronautique). En contrepartie, la France maîtrise désormais la chimie. La balkanisation del’Eu centrale a entraîné une ↑ des dts de douanes ds les nouveaux pays (volonté de s’affirmer).
3) Une société en mutation
L’Etat doit faire face aux mouvements sociaux ayant pour but de réduire les temps de travail et qui sont d’inspiration russe et allemande. La guerre et l’inflation ont modifié le rapport de la société à l’argent. Désormais, les classes moyennes et aisées délaissentl’épargne et ont + tendance à dépenser, à consommer.
La place des femmes dans la société change à partir de 1918. Les femmes de la classe moyenne accèdent aux études supérieures, l’employée féminine se professionnalise.
4) Les divisions politiques d’après guerre
La gauche française reste divisée idéologiquement : d’un coté les révolutionnaires (CGT), de l’autre les réformistes (il faut s’appuyer surles institutions pour opérer des changements). La scission entre les 2 mouvances à lieu au congrès de Tours en 1920. Les révolutionnaires se rassemblent autour des valeurs léninistes, les réformistes sur les valeurs de 1789 (séparation des pouvoirs, laïcisation de l’enseignement).

II – Les années 20 : une prospérité apparente ?
1) Les nouvelles conditions de la vie politique
Les échéancesélectorales de 1919 portent la droite au pouvoir qui va former un gvt de Bloc National (rép modérés → dte trad). La gauche est battue, divisée depuis la révolution russe. Le projet de création par Lénine d’une 3ème Internationale achève de diviser la SFIO qui se réunit à Tours en 1920 pour définir sa position. Les divergences vont entraîner la scission du parti en 2 : la SFIC (communistes qui serallient à Lénine) et la SFIO (socialistes). Cela a pour conséquences de repousser la SFIO à gauche, les communistes se plaçant à l’extrême gauche, et raflant par là les suffrages ouvriers. Le parti radical se trouve dès lors déplacé vers le centre de l’échiquier politique (favori des classes ≈). Il en perd ainsi son identité et va faire partie de bcp de gvts de G et de D.
Le président a peu depouvoirs. En 1920, tout le monde attend Clemenceau mais c’est Deschanel qui est nommé par le parlement, qui est vite remplacé par A. Millerand, proche du bloc national. En 1920, la France est gouvernée par la droite.
2) Les illusions françaises
a) L’image retrouvée d’une France rayonnante
Paris est la capitale culturelle du monde. Son rayonnement dépasse les frontières de laFrance ; elle attire artistes, peintres et compositeurs (Kandinsky, Prokofiev, Picasso, Man Ray…) et organise les JO de 1924 (Colombes) et de 1926 (Chamonix).
b) L’image d’une croissance retrouvée
La France retrouve son niveau d’avant guerre dès 1923. ↑ de la croi entre 1922 / 1924 puis entre 1926 / 1929. La croi touche certains secteurs en particulier : automobile (les 3constructeurs), métallurgie (retour de la Lorraine). La France rattrape =t son retard en chimie car elle dispose des brevets All (Versailles) => Rhône-Poulenc et Société du Rhône. La faiblesse du FF favorise grandement les exportations.
3) Une réalité bien problématique
a) Une société vieillissante
La pop Fr augmente peu, et ce n’est que grâce à l’immigration. L’indice de fécondité...
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