Goldoni

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  • Publié le : 12 juin 2011
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Enfance et études
Né d’un père apothicaire, il est attiré dès son enfance par le théâtre en jouant avec des marionnettes. Ses parents l'ayant envoyé faire ses études à Rimini, il quitte le collège pour accompagner une troupe de comédiens ambulants, puis revient à Venise.
En 1723, son père l’inscrit à l’austère Collegio Ghislieri de Pavie, qui impose la tonsure et l’habit monastique auxétudiants. Carlo Goldoni poursuit des études de droit et, découvrant les comédies grecques et latines, commence à écrire. Lors de sa troisième année, il compose un poème satirique, Il colosso, dans lequel il ridiculise les filles de certaines familles de la ville, ce qui — ajouté à d’autres débordements — le fait exclure du collège et l’oblige à quitter Pavie en 1725.
Il poursuit alors ses études à Udineet à Modène et commence une carrière d’avocat à Chioggia, puis à Feltre, avant de revenir dans sa Venise natale où il réussit professionnellement.
Il abandonne ensuite partiellement sa carrière de juriste pour s’occuper de théâtre et écrire des pièces. En 1732, après la mort de son père et pour échapper à un mariage qu’il ne désire pas, il part pour Milan, puis Vérone, où le directeur de théâtreGiuseppe Imer l’encourage à écrire dans la veine comique et lui présente Nicoletta Conio, que Goldoni épouse avant de revenir avec elle une nouvelle fois à Venise en 1743. Sa vie sera dès lors liée à ses activités théâtrales.
En 1747, Il rencontre à Livourne Girolamo Medebach, directeur de la compagnie du théâtre de San Angelo de Venise, qui lui offre un contrat de cinq ans.
Le dramaturgesouhaite réformer la comédie italienne pour la rendre comparable à celle du XVIIe siècle français. En 1750 il expose dans Il Teatro comico les principes de sa réforme. Carlo Goldoni, que l'on surnomme le « Molière italien », d'abord fidèle à la tradition, va petit à petit parvenir à supplanter les pièces à canevas par des pièces écrites de bout en bout, retirant les masques des acteurs et composant devéritables « comédies de caractère ». Ses grandes oeuvres : La Locanderia (1753), Il Campiello (1756), La Villégiature (1761), Baroufe à Chioggia (1762), s'appuient sur le réalisme des situations, la peinture sociale, proches en cela des pièces de son aîné Marivaux.
Le comte Carlo Gozzi, homme de lettres et esprit mordant, traite Goldoni « d'useurs de plumes », d'auteur de « trivialités etbestialités poétiques ». L'irascible comte le bombarde de compositions satiriques, toujours médisantes, critiquant âprement la comédie « reformée » lui opposant la Commedia dell'Arte. Commence alors une guerre acharnée en faveur de la pureté linguistique et du théâtre traditionnel.
Goldoni, excédé et fatigué par tout ce tapage, prend la décision d'accepter l'invitation de Paris afin de soutenir laComédie-Italienne en mauvaise posture. Il prend congé de son public, en 1762, avec une comédie, Un des Derniers soirs de carnaval. Il s'exile en France et demeure deux ans à la Comédie-Italienne, avant d'obtenir une place de professeur d'italien à la cour de Louis XV. Goldoni continue à écrire, mais en français, et produit, une pièce, au succès tardif, Le Bourru bienfaisant (1771). Le poète est appelé denouveau à Versailles, en 1776, pour enseigner l'Italien aux sœurs de Louis XVI.
De 1784 à 1787, l'auteur octogénaire, presque aveugle et souvent malade, compose ses Mémoires. Elles furent éditées en trois volumes avec une dédicace à Louis XVI et une préface dans laquelle il exprime sa gratitude pour la France.
En 1792, l'Assemblée législative décrète la suppression de toutes les pensions de lacour. Goldoni , malade, se trouve réduit à l'indigence.
Le pauvre dramaturge s'éteint à Paris, le 6 février 1793, dans son appartement, rue de Pavée-Saint-Sauveur.

Sa carrière en Italie
Sa première œuvre est une tragédie, Amalasunta : reine goth qui fut assassinée dans son bain alors qu’elle était en captivité après avoir subit la mort de son fils et de son mari , représentée sans...
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