Grands ensembles

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  • Publié le : 10 avril 2011
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GRANDS ENSEMBLES

« On croit dans les murs, avant de les accuser. » [1]

Dossier Thématique présenté en vue de l’obtention
du diplôme d’Etat de Moniteur Educateur.

Sommaire :

I. Introduction : 3

II. Historique des quartiers populaires en France : 4

La naissance des quartiers et des ZUP : 4

Création d’un état social : 5

Immigration de masse : 6

III. Processus deghettoïsation : 7

Le rêve des grands ensembles s’ébranle : 7

Les quartiers cumulent les difficultés : 8

L’environnement : 9

Introduction :

Les banlieues des années 60, modèle d’architecture nouvelle et d’un urbanisme pragmatique nous ont été longtemps présentées comme des exemples d’innovations audacieuses dans lequel l’individu allait trouver son épanouissement. Ceturbanisme fonctionnel qui prônait le bonheur de chacun est aujourd’hui perçu comme le pire lieu de vie envisageable.

 La question des banlieues s’impose véritablement comme un problème social lorsque la société française découvre les premières violences urbaines à travers les rodéos de l’été 1981 dans certains quartiers de l’agglomération Lyonnaise. A l’époque, le relais del’information se fera plus important. Presse et télévision mettront au devant de la scène ces jeunes qui brûlent des voitures, poubelles, qui jettent toutes sorte de projectiles sur la police, en criant leur haine de la société. En Décembre 2005, avec les émeutes urbaines, la France et le monde reconnaissent ce que sont, ou sont devenues, les quartiers périphériques à nos villes, des zones de violences et denon droit.

Mais s’il y a un malaise, il ronge depuis une période antérieure, en effet, déjà en 1977, on parlera de « guerria urbaine » lors d’événements qui opposeront force de l’ordre et jeunes.
Pour appréhender un problème qui serait exclusivement la question des banlieues, et de ses populations, il faut tout d’abord analyser quels ont étés les mécanismes de construction sociale etpolitique de ces quartiers, ce que je vais tenter de faire ici. Pour ce faire je vais traiter ce sujet de plusieurs points de vue ; une rétrospective de l’histoire des quartiers populaires en France et une vision sociologique du processus de ghettoïsation.

Historique des quartiers populaires en France :

A l’image de LE CORBUSIER, architecte urbaniste, peintre et homme de lettre,principal représentant du mouvement moderne, qui a théorisé sur le logement collectif, parlant « d’unité d’habitation de grandeur conforme », les années vingt sont marquées par un grand nombre de projets d’envergures, réfléchis, au sortir de la première guerre mondiale, comme éléments de pacification sociale. Les « unités d’habitation », comme les définis lui-même LE CORBUSIER verront le jour après laseconde guerre mondiale, avec la « cité radieuse » de Marseille entre autre.
Au sortir de la seconde guerre mondiale, les infrastructures Françaises sont en grande partie détruites et, la France doit faire face à la plus grande crise du logement qu’elle a connue avec des millions de sans abris. Dans le milieu des années cinquante, les mal logés se compte encore par millions, et l’édition degrands ensembles va paraître être la solution pour résoudre ce problème.

La naissance des quartiers et des ZUP [2]:

Sous l’effet de l’exode rural et de la mécanisation de l’agriculture, entre la Libération et le milieu des années soixante, le monde rural perd environ 2 millions d’actifs masculins. La France est brutalement devenu une société urbaine et industrielle. Pour loger cesnouveaux citadins, main d’œuvre de l’industrie, l’état fait des efforts importants pour stimuler la construction de centaines de milliers de logements sociaux. Les HLM (habitations à loyer modéré) naissent en 1947. Les débuts sont lents mais encouragés par des prêts du Trésor public, les choses s’accélèrent à partir de la fin des années cinquante. Les décrets du 31 décembre 1958 lancent la...
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