Gymnastique

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  • Publié le : 15 mai 2011
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III. Conséquences du sur-entraînement en gymnastique

A. Physiques

1) Pathologies

Le monde du sport de haut niveau requiert des exigences auxquelles seul l’entraînement intensif précoce peut répondre. Il n’est pas sans risque tant sur le plan de la croissance générale que sur les appareils locomoteur, circulatoire et sur le plan physiologique. Ainsi, la recherche de performance, le« toujours plus » pousse à augmenter les charges d’entraînement. On peut citer l’exemple des arrachements osseux qui se situent sur des zones d’insertion des muscles et des tendons. Ils peuvent être causés par une musculation intensive précoce : les muscles développés de manière précoce augmente la masse musculaire et vont arracher leur insertions sur l’os qui sont souvent des zones d’ossification,fragilisées pendant la croissance.
Pour les athlètes féminines de haut niveau, on peut constater de fréquents retards dans l’apparition des règles et des irrégularités. Le dérèglement hormonal dans le domaine gynécologique, si la situation anormale se prolonge fragilise alors le squelette et peut entraîner des conséquences lourdes.
Les fractures de fatigue peuvent être le résultat d’unentraînement intensif. Ce sont le plus souvent des fissures incomplètes d’un os. Elles sont le plus fréquentes entre 10 et 13 ans, quelque fois vers 8 ans et de manière exceptionnelles avant 5 ans. Le début de la pratique d’un nouveau sport, l’intensité et la fréquence de l’entraînement et des compétitions et enfin la modification du matériel d’évolution influent sur son apparition. Les principaleslocalisations sont le tibia, le péroné, l branche ischio-pubienne, les métatarsiens et la rotule.

L’enfant et l’adolescent grandissent grâce au cartilage de croissance ou de conjugaison. On peut le distinguer du cartilage articulaire qui permet aux os d’une articulation de glisser les uns sur les autres pour le bon fonctionnement de l’articulation Il permet de séparer sur un os long, le corps del’os (diaphyse) et son extrémité (l’épiphyse). Cela lui permet de grandir. Ensuite, ce type de cartilage disparaît grâce à l’ossification enchondrale, mécanisme imparfaitement connu par les spécialistes. L’os situé en dessous du cartilage se nomme l’os sous-chondral.
La plupart des atteintes pathologiques des jeunes gymnastes sont des maladies de croissance : elles atteignent l’épiphyse ou l’apophyse(petite partie d’un os saillante correspondante à une protubérance, le plus souvent insertion d’un muscle ou d’un tendon).On les appellent ostéochondroses de croissance. La pathogénie est différente des ostéochondrites qui touchent des os avec une structure adulte. Elles se caractérisent par une souffrance d’un centre d’ossification enchondrale encore immature. Elles mettent en cause la structureen elle-même du noyau -épi ou apophysaires ; elles sont donc différentes, même si elles s’en rapprochent, des décollement apophysaires et épiphysaires. L’âge de l’atteinte est important pour le diagnostique : la pathologie se développe entre l’apparition et la soudure du noyau osseux touché. Les garçons sont touchés pus tard que les filles, leur poussée de croissance se déclenche en moyenne plustard. On leur connaît plusieurs causes : endocriniens, ethniques, vasculaires ; mais le plus simple d’accès pour un médecin pour essayer de l’expliquer sont les facteurs traumatiques et microtraumatiques. Elles ont souvent un aspect inflammatoire local : on peut voir une rougeur, un gonflement articulaire. Ces signes peuvent être associés à des boiteries (membres locomoteurs), à une sensation deblocage dans l’articulation ou d’accrochage toujours dans les mêmes mouvements ou encore de dérobements.
On en trouve donc deux sortes : tout d’abord les ostéochondroses épiphysaires. Les risques éventuels après évolution sont une dégradation de la morphologie des surfaces articulaires et un risque d’arthrose à long terme. Les radiographies sont toujours en retard sur l’examen clinique. La...
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