Histoire de l'habitation sucrerie en guadeloupe

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1532 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 16 décembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
La Révolution Industrielle et Économique en Guadeloupe ( Le cas de l'industrie du Sucre )

1.

2. Ruines du moulin du père Labat 1. Usine sucrière de Sainte Anne 2. Récolte de la canne à sucre dans les champs

Sommaire :
➢ 1ère partie : Introduction au sujet ➢ 2ème Partie : La révolution Industrielle en Guadeloupe. ➢ Troisième partie : Les périodes de Crises. ➢ Autres : Quelques grandesdates sur le sujet :

Usine sucrière du Lamentin

1ère partie : Introduction au sujet
Avant d'aborder le sujet dans ses dates limites ( entre 1848 à 1939 ), nous prendrons le temps de revenir aux faits antérieurs à 1848. Nous parlerons des différentes grandes étapes de la Guadeloupe dans son industrie sucrière. La Guadeloupe est découverte et colonisée en 1635. En 1644, les colons Françaisconstruisent le premier moulin à sucre. Malheureusement, il faut être riche pour construire un moulin à sucre. Mais en 1654, les juifs sont chassés du Brésil ( qui était jusqu'à cette époque, le premier producteur de sucre au monde. Il fut dépasser par les Antilles quelques dizaines d'années plus tard ). Ces juifs, s'installent principalement en Guadeloupe et en Martinique. Ils apportent l'ornécessaire au financement des moulins, mais également des techniques de blanchiment et de raffinage du sucre qui était jusqu'alors transporté vers la métropole afin d'y être épuré. D'années en années, le commerce du sucre prend de l'ampleur et les autres plantations ( tabac... ) vont toutes être remplacées par la canne à sucre. Les colons travaillant dans ce secteur s'enrichissent, ceci donnera lieu àune élite de colons surnommée « élite sucrière ». Pour augmenter la production, il faut de la main d'œuvre ce qui mènera le développement du commerce triangulaire augmente le nombre d'esclaves en Guadeloupe. Tout cela, entrainera une petite élite de colons face à un grand nombre croissant d'esclaves. Ceci montre une grande inégalité entre l'élite « blanche » et la masse servile. La Guadeloupe, sipetite soit-elle, est alors considérée comme une puissance à part entière, car avant la découverte de la canne à sucre et de sa commercialisation, le sucre demeurait une denrée très rare et réservée aux très riches nobles de la Cour. Une denrée tellement rare, que pendant le Moyen-Age, lorsque qu'un souverain voulait offrir un présent à un autre seigneur, il lui envoyait un morceau de sucre. Grâce àla commercialisation en masse du sucre, au 18e siècle, cette denrée devient très répandue et à la portée de tous. La Guadeloupe profite grandement de l'essor de la demande de sucre et sa production devient de plus en plus forte. La production de la canne à sucre et sa transformation se font dans un seul et unique endroit : l'habitation sucrerie. L'habitation sucrerie est une unité agricole ( on yplante et récolte la canne ), une unité industrielle ( on y transforme la canne en sucre ), et une unité commerciale ( on y vend le sucre qui sera acheminé jusqu'en métropole ). Dans ce milieu très particulier, se développe une micro-société tournant autour du sucre : – Le planteur est au sommet de la couche sociale. C'est le propriétaire d'une grande surface agricole. – Il est assisté d'uncommandeur, ou d'un gérant qui est son homme de confiance qui sera juste en dessous dans l'échelle social ( malgré son statut ( en général ) de nègre affranchi ). – Il y a également des esclaves venus d'Afrique. Dans l'habitation sucrière, on distingue 2 types de nègres : - les nègres « Créoles » - les nègres « d'Afrique » moins élevés dans la société que les précédents. – On peut également voir les «petits blancs » : des colons ne possédant pas de terres qui travaillent pour un salaire dans les champs. Pour commercialiser le sucre, les colons doivent passer par des commissaires maritimes

qui s'enrichiront sur le dos des planteurs. Ils formeront une nouvelle classe sociale : la bourgeoisie coloniale. Pendant tout le 18e siècle, c'est la Guadeloupe, la Martinique et Saint-Domingue ( les...
tracking img