Histoire des arts " otto dix"

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  • Publié le : 26 novembre 2012
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4) Au premier plan, Otto Dix nous montre trois « hommes machines », invalides de guerre, à la fois fiers et déshumanisés. Ces personnages ont en commun un statut d d’anciens combattantsallemands unis et solidaires comme le confirme leurs uniformes : en effet, le personnage de gauche porte un uniforme vert de soldat de 2eme classe. Celui du milieu est en tenue de camouflage soldat de1ère classe. Celui de droite est vêtu d’un uniforme d’officier bleu et vert, avec une croix germanique, signe de ralliement des allemands. Ceci n’a pas toujours été le cas ; ainsi, en 1917, les soldatss’étaient révoltés contre leurs officiers en créant des mutineries.

Ici, au contraire, l’œuvre dessine trois rescapés de guerre jouant aux cartes ensemble dans un lieu public (type bar oubrasserie). Cela nous montre que quel que soit le grade, le fait d’avoir combattu ensemble pendant la guerre abolit les différences hiérarchiques.

La partie est jouée à découvert et la tricherie estprésente. Le spectateur de ce tableau pourrait presque croire être le quatrième joueur parce que les personnages représentés sur le tableau sont de profil (gauche et droite) et de face (le personnage dumilieu). Cependant, le spectateur se retient d’être happé par le tableau et par cette place libre car il ne peut s’identifier au désolant spectacle de ces militaires incarnés en des corps réduits à leurplus simple expression (des têtes et des troncs).

Ainsi, Otto Dix met en scène des corps mutilés par la brutalité de la guerre, des « bouts » d’humains charcutés (bras, mains, jambes), chair àcanons, scalpés, à la peau rougie, brûlée, comme marquée au fer rouge. Ces soldats ont également perdu une part de leurs cinq sens (l’audition pour l’un, la vue ou encore l’odorat pour l’officier) et deleur essence (de leur identité d’êtres humains depuis la barbarie de cette guerre et depuis l’humiliation d’avoir perdu la guerre et d’avoir du signer le traité de Versailles le 28 juin 1919, qui...