Histoire des Arts - L'esclavagisme.

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1044 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 24 avril 2014
Lire le document complet
Aperçu du document
Objet d’étude : L’esclavagisme
Thématique : Art, Etat, pouvoir
Domaine : Art du visuel
Période historique : XVIème-XVIIIème siècle
Matière dominante : Arts Plastiques
Matières : Histoire – Arts Plastiques – Français
Problématique : Comment était représentée l’esclavagisme en Amérique ?
I. Introduction :
L’esclavagisme commença en 1619 peu après l’installation des premiers colonsbritannique en Virginie et se termina en 1865. Cela dura donc deux siècles pendant lesquels les afro-américains étaient vendus puis exploités. Ils n’avaient pas le choix, ils sont donc devenus des esclaves. Le commerce triangulaire s’impose dans le monde au XVIème siècle en faisant intervenir l’Afrique, l’Amérique et l’Europe.
Les négriers venant d’Europe prennent avec eux des armes, du tissu, del’alcool, des miroirs. Ils vont jusqu’en Afrique où ils échangent leurs biens contre des esclaves. Ils repartent vers l’Amérique avec les esclaves dans les soutes. Ils les échangent contre du sucre, du tabac, du thé, du café, du coton, spécialité qu’on ne trouve pas en Europe.
II. Description d’une peinture :
Ce tableau est une peinture faite par Augustin Brunias vers 1770. C’est une huile surtoile exposé au musée d’Aquitaine à Bordeaux.
La couleur dominante du tableau est le vert, et les autres couleurs sont claires. Les personnages représentés sont des esclaves. Ils sont habillés de manière simple tout en restant propre : pour les femmes, une longue jupe quadrillée de couleur, un haut de couleur blanche et un foulard autour du cou. Les hommes ont une chemise de couleur et un pantalon decouleur beige.
A l’avant, nous voyons des corbeilles de fruits tropicaux. Nous pouvons en déduire que la scène se passe en Amérique du Sud, de plus à l’arrière plan nous pouvons voir une forêt sauvage. Ce sont les productions des plantations ce qui peut être un symbole de l’esclavage.
Au premier plan sur les côtés, nous pouvons apercevoir des danseurs, une femme et un homme. L’homme porte desgrelots sur ses chevilles et ses poignets. Nous observons qu’il est habillé différemment des autres hommes. La femme est de dos. Nous observons un groupe de quatre personnes. Les deux hommes sont en train de jouer d’instruments, ils sont statiques tous comme les femmes. Nous pouvons donc supposer que les femmes sont en train de chanter. Ils ont les yeux qui ne regardent pas le spectateurdirectement.
Les personnages n’ont pas tous la même couleur de peau. Certains ont un métissage. La femme de gauche dans le groupe des quatre personnages est mulâtre (= né d’un blanc et d’un noir). Le musicien central est, quand à lui, quarterons (= né d’un métis et d’un blanc). Les autres sont noirs. Cela prouve le degré de métissage des esclaves. Les visages des personnages sont graves, ils ne sourientpas. C’est sans doute une danse sacrée et non une danse de joie.
Nous pouvons supposer que ce tableau est en fait une commande faite par un planteur. Elle ne représente donc pas la réalité, les esclaves sont bien vêtus (vêtements propres), la danse est calme, car elle est sacrée. Les couleurs claires donnent une impression de sérénité. Tout cela n’est en fait pas la réalité. Ce tableau a été créépour donner une bonne image de l’esclavagisme.
III. Etude d’un récit d’un esclave : Témoignage d’Olaudah Equiano
« Le premier objet qui s’offrit à ma vue quand j’atteignis la côte, ce fut la mer, ainsi qu’un bateau au mouillage qui attendait sa cargaison. Ce spectacle m’emplit d’un étonnement sans borne, qui se mua bientôt en terreur quand on me transporta à bord. Aussitôt, quelques hommesd’équipage me tournèrent et me retournèrent en tous sens pour voir si j’étais solide, et j’acquis alors la certitude que j’avais pénétré dans un monde de démons et qu’ils allaient me tuer. […] Terrassé par l’horreur et l’angoisse, je tombai inanimé sur le pont et perdis connaissance. Quand je recouvrai quelque peu mes esprits, je vis près de moi quelques Noirs dont je pensai qu’ils étaient de ceux...
tracking img