Histoire

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1314 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 6 avril 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Tenue comme principale responsable du 2nd conflit mondial marquant du XXème siècle, l’Allemagne avant même sa capitulation le 8 mai 1945, fut sujet de nombreuses préoccupations, son sort étant définitivement scellé par l’URRS, les Etats-Unis et le Royaume Uni. L’année 1945 n’aboutit pas sur de véritables accords concernant la gestion du territoire allemand, les conférences de Yalta (Février 1945)et Potsdam (Juillet 1945) mènent à une occupation et une division de l’Allemagne en 4 zones. A l’issue de la seconde guerre mondiale, l’Allemagne n’existe donc plus en tant qu’Etat. A partir de 1947, l’Europe devient le lieu de théâtre du conflit qui oppose les deux nouvelles superpuissances, les Etats-Unis et l’URSS, qui rythme la seconde moitié du XXème siècle. Au cœur de cette opposition,l’Allemagne apparait comme l’emblème de la division Est-Ouest. Dans quelles mesures ce pays, occupé et dirigé par les quatre puissances alliées au lendemain de guerre puis coupé en deux par la guerre froide, constitue t’il jusqu’à la fin des années 1980 un terrain d’affrontement entre les deux Grands ? Près de 40 ans de changements successifs témoignent de la complexité du cas allemand ; d’abordjusqu’en 1955 où les deux blocs, alors en apparition, se partagent son territoire. De 1955 à 1969, chaque bloc tente d’imposer son modèle idéologique à une Allemagne divisée en deux. Enfin, les vingt années suivantes marquent le rapprochement considérable des deux Allemagne et sont promesse de réunification.

Anéantie et occupée par les armées soviétique, américaine, française et britannique,l’Allemagne est lieu d’opposition entre les deux blocs antagoniques apparaissant.
La partition du pays et de la ville de Berlin en 4 zones depuis 1945 connaissent plusieurs modifications à partir de l’année 1947. Les désaccords qui éclatent entre l’URSS et les trois autres puissances, placent la zone d’occupation soviétique en marge des trois zones occupées par les armées alliées. En 1947, le planaméricain (Plan Marshall) d’aide à la relance économique en Europe est aussitôt rejeté par l’Allemagne soviétique alors sous commandement de Staline. La fusion des zones américaine et britannique, en Janvier 1947, est rejointe, en Juin 1948, par la zone d’occupation française. Ensembles elles forment la « trizone » dotée d’une nouvelle monnaie le Deutschemark afin de rendre à l’Allemagne sa puissanceéconomique. La reconstitution d’un Etat Allemand par les occidentaux provoque une intense réaction de l’URSS.
En effet, dès le 24 Juin 1948, Staline en représailles, souhaite s’emparer des trois zones de Berlin de Ouest et lance ainsi un blocus empêchant tout ravitaillement de la partie Ouest de la ville. Les américains, sous la présidence de Truman, répliquent en organisant un immense pont aérienqui assure l’approvisionnement des Berlinois. En Mai 1949 les soviétiques mettent fin au blocus. Cette première crise de Berlin aboutit sur une scission de l’Allemagne en deux Etats ; la trizone devient la RFA, rattachée au bloc occidental qui devient une république fédéral et la RDA, démocratie populaire sous tutelle de l’URSS. Les deux Allemagnes évoluent désormais indépendamment l’une del’autre. La RFA prend part au plan Marshall et entre dans l’OTAN en 1955. Parallèlement, la RDA adhère au pacte de Varsovie, alliance militaire formée par le bloc de l’Est, tandis que les manifestations qui surviennent en Juin 1953 au sein de Berlin-Est sont rapidement réprimées par l’armée soviétique.
Cette coupure de l’Allemagne et de Berlin officialise l’opposition des deux grandes puissances, lesEtats-Unis et l’URSS.

Alors que le monde entre dans l’ère de la coexistence pacifique afin d’empêcher un conflit majeur entre les deux grands, le territoire allemand reflète les idéologies opposées de ces deux puissances.
La RFA représente incontestablement le modèle américain. République fédérale aux élections libres et gouvernée par un chancelier, elle admet le capitalisme et, tel...
tracking img