Histoire

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  • Publié le : 12 septembre 2010
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. Il était une fois un petit garçon et sa grande sœur qui vivaient dans une grande maison au bord de la forêt. Il s’appelait Hans, elle s’appelait Gretel. Leur père était garde forestier et leur mère infirmière. Tous les jours de leur vie se ressemblaient. Le matin, ils se levaient, prenaient leur petit-déjeuner avec leur maman qui les emmenait à l’école. Le soir, c’est leur papa qui passait lesprendre. Le midi, ils mangeaient à la cantine. Le soir, à la maison avec leur papa. Bref, c’était des enfants comme tous les autres. L’été, quand ils ne partaient pas en vacances au bord de la mer, il restaient chez eux, jouaient dans leur grand jardin ou allaient se promener dans la forêt.
Cet été là, justement, il faisait vraiment très chaud. Mais alors très très chaud. Si chaud qu’Hans etGretel n’avait plus du tout le courage de jouer ni dans leur chambre, ni dans le jardin. C’est Gretel qui en a eu l’idée. Les filles, c’est bien connu, ont beaucoup plus d’idées que les garçons : « Hans, et si on allait dans la forêt se promener ?
– J’ai pas envie. Il fait trop chaud.
– Mais justement, sous les arbres, il fera moins chaud. On pourra s’amuser un peu.
– Tu as peut-être raison,allons-y.
Et c’est ainsi, que sur le coup de 16 heures, les deux enfants quittèrent leur maison et entrèrent dans les bois.
La forêt, c’est un endroit extraordinaire. On y découvre des tas de choses. On y voit :
– Des pommes de pin !
– Et puis…
– Des zanimeaux !
– Oui bien sûr, mais encore…
– Des fleurs avec des clochettes toute blanche !
– Du muguet, oui, mais peut-être pas en plein été.
– Desoiseaux qui chantent fort fort fort.
– Oui, c’est vrai. Et quoi encore ?
– Des pommes de terre.
– Des pommes de terre ? Tu es sûre ?
– Ben oui maman, tu te souviens pas ? Quand on a été se promener tous les trois avec papa il y a très longtemps très longtemps, on a trouvé des pommes de terre sur le chemin.
– Ah oui, je me souviens. Tu as raison.
– Et puis on peut voir aussi des fourmis, desasticots, des feuilles de toutes les couleurs. Et puis des champignons, et puis…
– Oui, Oui, Hans et Gretel ont trouvé tout cela. Et ils ont joué, et ils ont couru très fort et très vite. Et ils ont joué à cache-cache. Tant et si bien qu’ils n’ont pas vu le temps passer. La lumière baissait. Et ils se sont rendus compte qu’ils avaient faim. Ben oui, ils n’avaient pas goûté…
– Dis Gretel, tusais où on est ? demanda Hans.
– Heu non. Et toi ? Tu sais de quel coté est la maison ?
– Ben non. Mais alors…
– NOUS SOMMES PERDUS, hurlèrent en même temps le frère et la sœur. Et ils se mirent à pleurer.
Gretel repris la première ses esprits. Réfléchissant, elle trouva une solution. Les filles, ça trouvent toujours des solutions.
– Hans, on va marcher tout droit en se repérant au soleil qui secouche. La forêt n’est pas si grande, nous finirons bien par en sortir. Et là, nous trouverons une maison où nous pourrons téléphoner à papa et à maman.
– D’accord, Gretel, renifla Hans. Et ils se mirent en route.
Ils marchèrent longtemps, longtemps. Leurs petites jambes étaient très fatiguées et leurs estomacs criaient famine. Mais ils avançaient bravement. Au bout d’une heure, ilsdébouchèrent sur une prairie au milieu de laquelle se dressait une ravissante petite chaumière. On aurait dit une maison de poupée. Ils s’approchèrent doucement et quand ils furent à 1 mètre, ils se rendirent compte de quelque chose d’extraordinaire… Les murs de la maison étaient…
– En pain d’épice !
– Oui ma chérie. Et le toit…
– En chocolat !
– C’est cela. Alors, Hans s’approcha doucement, prit unmorceau de la toiture et le croqua avec délice. Une voix formidable s’éleva alors, une voix terrifiante qui les pétrifia :
– QUI A OSE MANGER MA MAISON…
La porte s’ouvrit et en sortit une vilaine, mais alors très vilaine grand-mère. Elle avait le nez crochu, un gros bouton sur le menton, des cheveux tout gris et tout filasse et il lui manquaient pas mal de dents. Elle criait encore quand elle se...
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