Immobile en mouvement

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  • Publié le : 17 avril 2011
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Immobile en mouvement.

« Tableau vivant ».

La réflexion de mon projet s’est basée autour du sujet proposé : « Immobile en mouvement ».
Cet intitulé suscite en tout premier lieu l’opposition par leur contresens. Ces deux antonymes font naître une contradiction. Il invite a une réflexion préalable sur les éléments à employer appartenant à un répertoire propice au développement d’idéespersonnelles.
L’immobile est ce qui ne se meut pas, qui demeure fixe, quant au mouvement, il signifie le déplacement d’un corps, une action ou une manière de se mouvoir. Je retiens l’attention sur le terme « d’action et de se mouvoir », car c’est la source même du projet que j’ai créé.
Je reviens donc sur l’opposition de ses mots.
Dans la pratique plastique, l’immobile va faire référence à lasculpture, la peinture, ou encore la photographie.
Ces médiums plastiques ont un résultat immobile, ils ne peuvent que suggérer le mouvement.
Le résultat plastique réalisé avec ces médiums donne une proposition immobile suggérant le mouvement.
En contraste, le mouvement fait penser au médium vidéographique. Le film ne suggère pas le mouvement, il le montre et le désigne. Cependant le supportvidéographique est lui-même immobile ; la toile, l’écran, le mur sont des matériaux fixes.
La question qui se pose alors est : où se trouve le mouvement dans une œuvre ?
En me basant sur ma réflexion précédente, le mouvement ne peut être réalisé que par le corps humain. C’est-à-dire un être vivant doué de conscience, qui se meut selon sa propre volonté.
L’œuvre serait-elle alors le corps humain ?

Monbut est donc que le corps puisse faire œuvre.
Je base ma réflexion sur l’action du corps humain. Lorsque je pense à un homme en mouvement ma première image est un homme qui marche, « définition scientifique » de la différence avec l’animal, carte d’identité visuelle invoquant inévitablement la réflexion.
Je travaille alors sur cette idée de déplacement, plus précisément le fait d’être conscientde son déplacement qui se fait inconsciemment. C’est-à-dire que nous sommes conscient de nous déplacer, c’est notre esprit qui exige à nos membres de se mouvoir, toutefois nous ne lui dictons pas de lever une jambe puis l’autre. Ce mouvement devenu habituel se fait inconsciemment, il est automatique.
J’ai alors filmé une personne sur un trajet, son propre trajet intérieur, le laissant libre deson déplacement.
J’ai relevé trois gestuelles qui m’intéressaient.
La première est la marche, le mécanisme qui s’opère.
La seconde est le modèle descendant un escalier, les marches sont un obstacle imposant à son déplacement le devoir de changer.
La dernière est une pierre sur laquelle le modèle va s’asseoir, elle effectue alors un dernier changement et se meut de façon à pouvoir s’installersur celle-ci.
J’ai voulu pousser plus loin mon travail sur ces trois gestes. Après avoir filmé l’action, j’ai demandé au personnage de reprendre les positions qu’il avait effectué. Le mouvement n’est plus opéré, mais suggéré, et j’ai photographié ces trois positions, je les ai donc figées, immortalisées.
Seulement pour moi les photographies de ces différents positionnements n’étaient passuffisantes.
Je voulais montrer plus explicitement ces actions figées.
Mon idée fut alors de créer une sculpture de ces trois mouvements. Je me trouve face à un nouveau problème, comment montrer trois actions en une seule et même sculpture ?
J’ai demandé de nouveau au modèle de réaliser ces trois positions, mais cette fois à même le sol sur une feuille blanche de papier kraft. J’ai tracé les contours deson corps et j’ai suivi ses contours au fil de fer, puis j’ai assemblé les trois silhouettes. J’ai marqué par des images fixes des instants choisis et inviter à une translation mentale le parcours les liants.

Mais quel élément fait œuvre ?
Pour moi les trois éléments réalisés : le film, les photographies, et la sculpture perdent leurs sens l’un sans l’autre, et mon but de départ (« que le...
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