Incipit de bel ami

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  • Publié le : 4 juin 2011
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Nous allons étudier l’incipit de Bel ami, un roman de Guy de Maupassant paru en mai 1885.
Dans ces premières pages, Maupassant nous présente Georges Duroy un beau jeune homme démuni ; ancien hussard, venu à Paris pour faire fortune.
Nous étudierons dans un premier temps les caractéristiques réalistes de cet incipit puis nous verrons qu’il s’agit d’un début de roman dynamique qui annoncel’action future.

I)Un incipit réaliste :

Le nom du personnage ,un nom non aristocrate apparaît dès les premières lignes. « Georges Duroy » (l.2)  est caractérisé par un champ lexical de la beauté « il portait beau » (l. 3) ; « de jolie garçon » (l.6) ; « de beau soldat » (l.29) ; « bien fait » (l32) « belle mine » (l.53).Sa beauté se rapporte au titre de l’œuvre Bel-Ami. On comprend ainsi qu’ils’agit du personnage principal du roman.
L’auteur multiplie les détails dans cet incipit, dans le souci de lui donner une dimension authentique. Ce début de roman présente avant tout le personnage, décrit de manière très rigoureuse :
Le lecteur découvre ses traits de caractère. En effet, le champ lexical de la brutalité et du défi « brutalement » (l.24); «  heurtant » (l.25) ; « toujours défier »(l.28) ; « battait le pavé » (l.27) qui décrivent la démarche de Duroy, démontre l’assurance du personnage qui nous apparaît également très primitif. La métaphore du feu « le sang bouillant, il s’allumait au contact des rôdeuses » (l.54) démontre l’attirance de Duroy pour les femmes notamment celles du peuple. Le personnage porte de l’importance à son apparence indentifiable par un champ lexicalde l’apparence, de la posture « par pose d’ancien officier » (l.4) ; « par chic de beau soldat » (l.29).
Sa description physique nous donne l’impression d’un zoom cinématographique :d’abord le personnage est vu dans son ensemble puis de plus en plus près des lignes 32 à 36. D’abord les adjectifs « grand » , « blond » le qualifie. Mais le détaille de sa chevelure est souligné par l’oxymore« châtain vaguement roussi » (l.32), sa texture et son apparence sont mentionnés « des cheveux frisé naturellement, séparés par une raie au milieux du crâne » . Puis vient le tour de sa moustache décrite par la métaphore « semblait mousser sur sa lèvre » qui renforce l’aspect envoûtant, du personnage et celui de ses yeux par l’adjectif « clair » et la métaphore « troués d’une pupille toute petite » quilui accorde un certain côté fourbe.
La description de ses vêtements émet un contraste entre la condition du personnage et l’apparence de son costume par l’antithèse « une élégance tapageuse, un peu commune » (l.32).
On remarque que l’auteur accorde une certaine importance à la notion d’argent qui rappelle la précarité du personnage. Celle-ci est mise en évidence par un champ lexical de lamonnaie et de la dépense « la monnaie de sa pièce de cent sous » (l.1) ; « à prix fixe » (l.11) « trois francs quarante » (l.14), « vingt-deux sous »(l.16), « un franc vingt centimes »(l.18), « soixante francs »(l.30) ; « coûtaient »(l.17), « dépense »(l.20).
Le champ lexical du statut social « ouvrières » (l.7), « maîtresse de musique (l.8) « concierges » (l.42) ; fait intervenir des personnagesde conditions modestes, et permettent de placer le personnage dans un environnement précis  celui des bas quartiers et ancre ainsi l’univers du personnage.

II ) Un incipit dynamique :

Le lecteur découvre le personnage au fur est à mesure de son parcours dans Paris.Ainsi la dynamique de l’incipit est remarquable par les nombreux verbes d’action avant de décrire les personnes attablés surune terrasse d’un restaurant «  il cambra sa taille, frisa sa moustache », « et jeta sur les dîneurs attardés un regard rapide » (l.4-5)
Lorsqu’il fait ses comptes « Lorsqu’il fut sur le trottoir, il demeura un instant immobile » (l.12) ; lorsqu’il « s’arrêta encore» (l.45)
Cet incipit est immedias res c’est a dire que le récit commence au cœur de l'intrigue.
« Quand la caissière lui...
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