Institution publique

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 82 (20382 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 13 décembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Université de Rouen Année universitaire 2011-2012
Faculté de droit
Des sciences économiques
Et de gestion




Cours d’institutions publiques
L1 Administration économique et sociale

Equipe pédagogique

Cours
Ramu de Bellescize
Travaux dirigés
Nejla Hlioui
Emilie Le Gall
Ali Kairouani
Fabien Lacaille
Aurélien Marchand

PLAN DES SEANCES

Séance n°1 : L’Université, la méthode, le droit constitutionnel
Séance n° 2 : L’Etat
Séance n° 3 : La souveraineté

Séance n° 1
L’Université, la méthode, le droit constitutionnel

I L’universite

Document 1 : Simon LEYS, Une idée de l’Université, Commentaire, n° 114, volume 29, 2006, p. 470-472
Document 1 bis : John-Henry Newman, L’idée d’université, Ed. Ad Solem, 2007, Extraitsde la sixième conférence, p. 255 à 282.

II La methode

Document 2 : Conseils de méthode : Philippe Ardent, Préparation à l’examen, Droit constitutionnel, 3ème éd. LGDJ.

III la constitution

Document 3 : Bertrand Mathieu, Qu’est-ce que la Constitution ? Site du Conseil constitutionnel

IV themes d’exercices

- Comment rédiger un plan ?
- A quoi sertl’université ?
- Qu’est-ce que la constitution ?


Document n° l. Simon LEYS, «Une idée de l'Université», Commentaire, n0114, volume 29, été2006, p.470-472.

Simon Leys est un essayiste, un écrivain et un critique littéraire, né en 1935 à Bruxelles, célèbre pour ses ouvrages sur la Chine. Il vit en Australie depuis 1970 où il enseigne, dans une université, la civilisation chinoise.

Après avoir lule texte de Simon Leys, vous vous interrogerez : quelle est l'idée défendue par l'auteur? Que pensez-vous de son analyse ?

Une idée de l'Université

SIMON LEYS

JACQUES Chardonne disait : Quand vous entendez le bruit des applaudissements, vous savez qu'il est temps de s'en aller. Sage conseil que je vais m'empresser de suivre, mais pas sans avoir au préalable saisi cette occasion pourexprimer ma gratitude aux professeurs Ginette Michaux et Pierre Piret, au doyen Heinz Bouillon et aux autorités académiques qui ont pris la généreuse initiative de me conférer ce doctorat.

Mais comme on m'a dit que l'usage était, pour le récipiendaire de pareil honneur, d'offrir, outre ses remerciements, quelques réflexions sur un sujet de son choix, j'ai pensé qu'il pourrait être approprié devous parler très brièvement d'une question qui nous tient tous à cœur : «l'idée de l'université» (j'emprunte cette expression au lumineux livre du cardinal Newman, The Idea of a University, qui, depuis un peu plus de cent cinquante ans, doit demeurer pour nous la référence fondamentale) -l'idée de l'université et les menaces qui pèsent maintenant sur elle.

Le sujet est énorme, mais je vaisl'aborder ici dans la perspective limitée d'une.' bien modeste expérience personnelle. Au départ, l'idée que je me suis formée de l'université, je l'ai acquise à Louvain, il y a un demi-siècle, au contact de quelques maîtres que nous admirions tous. Puis, pendant une quarantaine d'années, j'ai poursuivi un travail de recherche et d'enseignement dans diverses universités, en Extrême-Orient toutd'abord, puis principalement. en Australie - avec plusieurs intermèdes à Paris et aux États- Unis.

Cette carrière a été heureuse: toute ma vie, j'ai eu la chance de faire un travail que j'aimais dans des milieux sympathiques et intéressants. Vers la fin, toutefois, des modifications profondes se sont mises à affecter l'institution universitaire - et je ne parle pas de problèmes locaux: etparticuliers, mais d'un phénomène plus général, probablement planétaire. Comme ces modifications éloignaient de plus en plus l'université du modèle auquel j'avais consacré mon existence, je décidai finalement de m'en retirer, six ans avant d'avoir atteint l'âge de la retraite. Considérant la façon dont les choses ont évolué dans la suite, c'est une décision que je n'ai jamais regrettée.

Vers la fin...
tracking img