Investissement au maroc

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NATIONS UNIES

TD
Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement
Distr. GÉNÉRALE TD/B/52/5 25 juillet 2005 FRANÇAIS Original: ANGLAIS

CONSEIL DU COMMERCE ET DU DÉVELOPPEMENT Cinquante-deuxième session Genève, 3-14 octobre 2005 Point 5 de l’ordre du jour provisoire LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE EN AFRIQUE REPENSER LE RÔLE DE L’INVESTISSEMENT ÉTRANGER DIRECT* Résumé établipar le secrétariat de la CNUCED** Résumé Ces dernières années, nombre de pays africains ont mis en œuvre des politiques pour attirer l’IED en tant que moyen privilégié de financement du développement en vue, notamment, d’éviter de s’endetter davantage, de créer des emplois, d’acquérir de nouvelles technologies, d’établir des liens avec le reste de l’économie et de réduire la pauvreté. Dans laplupart des cas, ces politiques n’ont pas eu les résultats escomptés, qu’il s’agisse d’accroître les flux d’IED dans les secteurs productifs ou de favoriser une croissance plus rapide et une diminution de la pauvreté. Le rapport publié cette année sous la cote UNCTAD/GDS/AFRICA/2005/1 répond à la nécessité d’une évaluation plus critique de l’ampleur, de la qualité et de l’impact de l’IED dans les paysafricains. Il est suggéré aux décideurs de prêter autant d’attention aux avantages et aux coûts de l’IED qu’aux moyens d’attirer ce type d’investissement. Il est préconisé d’adopter une approche plus équilibrée et plus stratégique de l’IED, adaptée aux conditions économiques et aux problèmes de développement de l’Afrique.

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Le contenu du présent rapport ne doit pas être cité dans la presseavant le 13 septembre 2005. Le présent rapport doit être lu en parallèle avec le document UNCTAD/GDS/AFRICA/2005/1.

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GE.05-51515 (F) 070905 130905

TD/B/52/5 page 2 Le climat d’investissement et l’IED: quelques idées reçues 1. Aux niveaux national et international, les décideurs s’accordent généralement à reconnaître que les efforts déployés par l’Afrique pour atteindre les objectifs duMillénaire pour le développement sont sérieusement entravés par le manque cruel de ressources financières et la difficulté d’atteindre et maintenir un taux annuel de croissance d’au moins 7 %. Dans ce contexte, les stratégies de relance économique de la région font de plus en plus de place à l’investissement étranger direct (IED), parce que celui-ci est censé non seulement ne pas créer de dettes,mais aussi et surtout stimuler la croissance en favorisant l’investissement intérieur, le transfert de technologies et de compétences, de nouveaux débouchés à l’exportation et la création d’emplois mieux rémunérés. C’est pourquoi, l’instauration d’un climat propice à l’investissement en Afrique est devenue synonyme d’apports toujours plus importants d’IED. 2. Cette conception des choses remonte àla crise de la dette du début des années 80, lorsque les architectes de l’ajustement structurel considéraient essentiel d’accroître l’IED pour maintenir une croissance économique soutenue. Assurer la vérité des prix par la mise en œuvre de politiques macroéconomiques responsables, conjuguée à une accélération de la libéralisation, de la déréglementation et, surtout, des privatisations, devaitpermettre non seulement d’exploiter plus efficacement les ressources en Afrique, mais aussi d’attirer l’IED, cette fois en conformité avec les «fondamentaux du marché». En dépit des efforts déployés par les gouvernements africains ces 20 dernières années pour suivre ces conseils, la pauvreté s’est accrue, la croissance a été décevante et les flux d’IED n’ont pas répondu aux attentes. Une deuxième sériede réformes a donc été appliquée à la fin des années 90 pour tenter de remédier aux carences de l’élaboration et de la mise en œuvre des programmes, en mettant davantage l’accent sur la maîtrise des politiques et la réduction de la pauvreté. Toutefois, ces réformes n’étaient guère différentes sur le plan macroéconomique. 3. Selon cette optique, le niveau relativement faible et la baisse des...
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