Je t'aime eluard

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  • Publié le : 26 avril 2011
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« Je t'aime » Ce document est un poème de Paul Eluard, daté de 1951 et issu du recueil Le Phénix . Le phénix est cet animal mythologique qui renaît de ses cendres ; il symbolise donc à la fois l'éternité et la renaissance. Quand Eluard écrit ce recueil, il vient de retrouver l'amour après une longue période de deuil. A la manière du phénix, il renaît lui aussi de ses cendres – surtout amoureuses-pour crier aux autres la joie de cet amour inespéré. C'est ce qu'il fait dans ce poème d'amour et d'espoir intitulé tout simplement « Je t'aime ». Ce poème est de facture moderne : 3 strophes de 7 vers. Les vers en majorité sont des alexandrins mais certains rompent le rythme par leur brièveté (v. 6, 10, 14, 16, 21). Le poète est le narrateur interne, il emploie le pronom « je ». C'est lepersonnage principal qui affirme ses sentiments dans un discours adressé à la femme aimée (t') mais aussi au monde. En effet, les temps dominants sont les temps du discours : présent et passé composé. Ce poème qui n'est qu'une longue phrase est construit autour de nombreuses anaphores du sentiment vécu : « je t 'aime » (v. 1, 2, 6, 7, 15, 17). S'ensuivent des énumérations des raisons (« pour ») quiexpliquent, selon le poète, l'amour qu'il ressent. v.1 : Eluard donne sa première raison : « pour toutes les femmes que je n'ai pas connues ». Son aimée s'oppose par son unicité à la multitude des autres femmes et également la puissance de l'amour du poème est mise en avant étant donné le nombre de femmes « pas connues ». v.2 L'idée de renaissance apparaît car Eluard évoque là ses périodes sombres(guerre mais surtout deuil). v.3 Le sens mis en avant est l'odorat. Cet amour est aussi sensuel. L'opposition « grand large » / « pain chaud » renvoie à l'opposition aventure / foyer. L'amour est de toutes les circonstances. v.4 Retour du thème de la renaissance à travers la métaphore saisonnière. En poésie, le printemps est souvent associé au retour de la vie et de l'amour, tout comme au v.5 oùl'amour est capable de dompter les animaux les plus sauvages (« purs »), peut-être d'ailleurs une référence à la femme aimée. v. 6 La brièveté du vers sonne comme une conclusion évidente. Le sentiment d'amour se suffit à lui-même, nul besoin de l'expliquer. Le vers 7 est une reprise modifiée du vers 1. Le poète affirme là sa fidélité. Il n'en aime qu'une. Au changement de strophe apparaît une nouvelleconstruction où l'anaphore a disparu. Dans cette strophe, le « tu » prend plus d'importance. La femme aimée est un miroir à la fois métaphorique et réel par le biais des yeux. Le poète se retrouve et ne retrouve son identité, sa personne qu'en présence de l'être aimée (cf. toutes les négations du tu qui entraînent les négations du je). Le thème du regard est omniprésent. La femme aimée est lalumière (v.9), ou bien il serait aveugle sans elle et seul au monde. Dans cette strophe encore, il évoque ses souvenirs douloureux (v.11), la douleur étant accentuée par l'absence de l'autre. Au vers 13 réapparaît le thème de la renaissance synonyme de reconstruction de soi « réapprendre mot par mot la vie », c'est aussi redevenir poète (le poète étant celui qui fait vivre les mots). La strophe se clôtsur un vers plus bref (v 14) qui sonne comme une chute. Cette brièveté met en relief la brutalité de la vie. Il n'est pas nécessaire d'expliquer ce que l'on oublie (et comment le faire puisque c'est oublié !). Avec la douleur, on oublie tout ce que l'on doit réapprendre plus tard mais avec le bonheur on oublie aussi toutes les douleurs vécues. v. 15 est le premier vers de l'ultime strophe dupoème avec le retour de le l'anaphore. Dans ce vers apparaît le terme « sagesse ». La femme aimée semble prendre une posture supérieure : elle semble dominer le poète par son savoir et son état d'esprit (les deux sens de

sagesse). v.16 est un vers bref. Cette santé dont il parle s'oppose à la mort de la précédente femme d'Eluard. v.17 début à nouveau par l'anaphore. La femme aimée est unique et...
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