La balances des paiements au maroc

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  • Publié le : 6 juin 2011
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Document : La balance des paiements déficitaire pour le deuxième semestre consécutif !

Le compte des transactions courantes déficitaire de 24 milliards de DH à l’issue des six premiers mois de 2009.
Le compte de capital et d’opérations courantes voit son excédent baisser de 21,2 %.
Des signes de sortie de crise chez les partenaires étrangers, mais les effets ne seront pas immédiats sur leMaroc.

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La crise est passée par là, il fallait donc s’y attendre : les comptes extérieurs, qui ont commencé à montrer des signes de fragilité ces deux dernières années, sont désormais…au rouge.
La situation des flux économiques et financiers établie par l’Office des changes pour le premier semestre 2009 montre en effet que l’ensemble des postes de la balance des paiements ont dégagé soitdes déficits aggravés, soit des excédents en baisse. Résultat : la balance des paiements, sur les six premiers mois de 2009, est déficitaire de 11,7 milliards de DH, contre un excédent de 1,9 milliard à la même période de 2008. Les avoirs extérieurs nets se rétractent en conséquence en tombant à 187,2 milliards de DH contre 196,4  milliards à fin juin 2008, soit une baisse de 4,7%. Et ce sontexclusivement les avoirs extérieurs nets de la banque centrale qui ont chuté (5,1%), en s’établissant à 171,5 milliards de DH contre 180,8 milliards un an auparavant, alors que ceux détenus par les banques sont restés stables à 15,6 milliards de DH. Comme cela ressort des statistiques de l’Office des changes, cet important déficit de la balance des paiements est provoqué par un déficit encore plusimportant du compte des transactions courantes : 24 milliards de DH au lieu de 15 milliards environ en juin 2008. Et pour une fois, ce n’est pas tant le déficit –structurel- des transactions sur marchandises, en allègement de 4,6 % (63,3 milliards contre 66,4 milliards en juin 2008) qui a aggravé le déficit du compte courant, mais surtout le repli des excédents des échanges de services et destransferts courants et, dans une moindre mesure, l’aggravation du déficit de la rubrique des revenus, comme l’explique l’Office des changes.
En d’autres termes, grâce (sic) à la crise économique internationale qui a fait chuter les prix des matières premières, dont celui du pétrole (qui pèse lourdement dans la balance commerciale du Maroc, importateur net de produits énergétiques), les importations ontsignificativement baissé en revenant de 152,8 milliards de DH à fin juin 2008 à 119,9 milliards à l’issue du premier semestre 2009, soit un repli de 32,9 milliards de DH.
A cette précision que la baisse du rythme de croissance des importations a certes quelque peu atténué le déficit du compte courant, et, partant, celui de la balance des paiements, mais, revers de la médaille, elle signe aussi leralentissement de l’activité économique, ce que confirme le niveau de croissance du PIB hors agriculture qui s’établit à 2,1 % au deuxième trimestre de 2009 contre 5 % à la même période de 2008. En somme, ce que la crise peut permettre ici, elle le reprend là et parfois à un prix plus élevé.

Baisse des recettes de voyages et des transferts des MRE
En effet, à cause de cette crise, nonseulement les exportations ont, elles aussi, baissé (56,6 milliards de DH contre 86,4 milliards un an auparavant), mais surtout les habituels excédents de la balance des services et ceux des transferts courants se sont repliés de manière significative. Ainsi, les excédents des échanges de services qui avaient atteint 23,1 milliards de DH en juin 2008 sont retombés à 16,2 milliards un an après (- 6,9milliards de DH), essentiellement en raison de la baisse des recettes de voyages : + 21,1 milliards de DH au lieu de + 24,4 milliards en juin 2008, soit une baisse de 13,6% (- 3,3 milliards). Les excédents des transferts courants pour leur part ont baissé de  29,3 milliards de DH à 25,8 milliards (- 3,5 milliards de DH ou - 12%) entre les deux dates. Et ce repli des transferts courants est quasi...
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