La camus

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  • Publié le : 27 avril 2010
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Lecture analytique Camus La Peste
L'agonie de l'enfant de « La lumièere s'enflait » à « de larmes sur son visage »
Question: étudier la manière dont le récit bouleverse le lecteur.
INTRODUCTION
(situation large) Résistant, rédacteur en chef du journal Combat , exilé à Paris loin de l'Algérie, Camus se consacre pendant la guerre à l'écriture de son roman qui sera publié en 1947 . Cerécit symbolique et mythique raconte une épidémie imaginaire à Oran . Ce fléau représente le nazisme , la guerre, mais de façon plus générale toute forme de mal contre laquelle les hommes doivent lutter.
(situation du passage par rapport à ce qui précède) Le docteur Rieux ,son ami Tarrou, le journaliste Rambert , l'employé Grand , le vieux médecin Castel , et le père Paneloux , luttent tous àleur manière contre la maladie qui fait rage et se retrouvent autour du fils Othon , cas jugé désespéré. Il s'agit de sauver l'enfant en lui administrant un sérum.
LECTURE
( identification idée générale et lien avec la question de l'examinateur, annonce des pistes d'étude)Dans cette scène les personnages principaux assistent à la lutte tragique de l'enfant contre la peste , à sa longue agonieinsoutenable. De quelle manière, le récit bouleverse-t-il le lecteur ?Nous étudierons la progression dramatique du récit , puis la dimension imagée , symbolique de la description.
A) La progression dramatique
Gradation en quatre étapes qui souligne la lutte de l'enfant ( agonie du grec agôn : lutte) : le combat , la rapide rémission , le cri , la mort
Attente de cette mortinéluctable: impuissance tragique des hommes cf « Tous attendaient »
Tension croissante , insoutenable rendue par l'alternance des cris et des silences:de la « discrétion » des malades , les « petites exclamations » d'un des malades à leur agitation croissante ( « les malades s'agitèrent »). Son paroxysme à travers le « vrai cri » du malade accompagné de gémissements «( «gémissaient de plus en plus fort ») Cri infernal de tous les hommes , de la souffrance humaine qui s 'abat en une « marée de sanglots » , puis silence mortuaire de l'enfant et des malades ( « bouche ouverte, mais muette »)
Puissance d'évocation romanesque: lutte de l'enfant magnifiée, héroïque (dimension épique) :adjectif « Seul » antéposé+ réseau lexical du combat: « se débattait detoutes ses forces » ( hyperbole) , « agitation » , « labouraient »,puis retour aux détails réalistes implacables du corps chétif ,recroquevillé sur lui-même: « l'enfant plia ses genoux,ramena ses cuisses près du ventre et s'immobilisa » , « rapetissé tout d'un coup »: impuissance , pitié et terreur chez le spectateur //tragédie ( théâtre)
lutte du médecin Rieux: sa souffrance àl'unisson de celle de l'enfant , fraternité; paradoxe: récit atroce mais en même temps hymne à la fraternité « où il était, sentait , en fermant les yeux, cette agitation se mêler au tumulte de son propre sang », « les pulsations de leurs deux coeurs »
Mais terrible impuissance: registre tragique cf réseau lexical:« impuissant », « tentait de la soutenir » , métaphore « et soneffort sombrait dans le vide ». Réactions physiques d'impuissance, significatives de l'échec et dérisoires:« Il lâchait le poignet et retournait à sa place », « serrait les dents » « ivre de fatigue et de dégoût ».
pas de notations sur les états d'âme , pas de discours explicatif du narrateur mais l'observation des gestes de chaque personnage , le jeu des regards et des silences quisuffisent à traduire le désespoir ; Epure qui permet d'éviter le pathos : le lecteur plonge dans la solitude des hommes face à l'absurde; « Rieux serrait les dents...Tarroux se détourna...Paneloux regarda » Chacun réagit en fonction de son tempérament , ses convictions Paneloux se met à prier , Grand quitte la salle
récit par le filtre du regard des personnages: proximité...
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