La crise grecque

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  • Publié le : 14 avril 2011
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La crise Grecque

Entrée dans l’UE en 1981, la Grèce est à la fois le berceau de la civilisation européenne  et l’inventeur des premiers concepts de démocratie, du théâtre ou encore des jeux olympiques. Il paraissait, donc, tout à fait naturelle qu’elle intègre la CEE et ratifie le traité de Maastricht malgré des indicateurs économique faibles.

Trente ans plus tard, la crisemondiale et le changement de gouvernement dévoilent le marasme économique dans lequel se trouve le pays à la grande surprise générale. Le nouveau premier ministre Grec, George Papandréou, tiendrait le sort de la Grèce ainsi que celui de la pérennité de l’Europe entre ses mains. Comment ne pas se demander si cette crise ne s’étend pas au delà des frontières de son propre pays ? Assistons-nous à unecrise systémique de l’Union Européenne où les enjeux peuvent déterminer une chute anticipée de cette dernière ?

Au-delà d’une crise nationale nous pouvons ici constater qu’il s’agit aussi d’une véritable crise européenne. Les lacunes de cette dernière apparaissent au grand jour laissant maintenant place à des perspectives en faveur d’une union, non plus seulement monétaire mais fédérale.1. Une crise nationale qui révèle les dysfonctionnements de l’Union Européenne.

1. Crise nationale grecque : origine et moteur

1. Une économie bancale et fragile

– Economie en difficulté qui remonte à son entrée dans l’Union Européenne : des doutes sur la fiabilité de la Grèce étaient déjà présent il y a 30 ans. De plus, économie basée sur la construction touchée de pleinde fouet par la crise mondiale.

– Falsification des données macroéconomiques et manque d’honnêteté du gouvernement : à l’aide d’un organisme financier Américain la Grèce a menti sur son déficit budgétaire ainsi que sur sa dette à tous ses voisins lors de la ratification du traité de Maastricht. Le 5 Novembre 2009, le nouveau premier ministre annonce la situation précaire et dissimulée avecun déficit budgétaire dépassant les 12,7% du PIB et une dette supérieure à 113,4% (texte 8). L’ancien gouvernement n’en a déclaré que la moitié.

– Importance de l’économie souterraine qui dépasse les 20%, des fraudes fiscales généralisées qui handicap le pays et le « poids » d’une administration publique mal gérée. (Texte 10) Obligation de réformé toute la structure économique interne afind’envisager une sortie de crise. A longtemps vécu au dessus de ses moyens ayant des difficultés à gérer son budget.

2. La spéculation aggrave la situation

– Le pari est lancé sur le sort de la Grèce et on assiste à une augmentation fulgurante des primes de risque.

– Le cercle vicieux est enclenché : taux d’intérêt de refinancement grec augmentent puisque les marchés exigentune prime de risque. La spéculation sur ces protections supplémentaires décourage les prêts à l’état grec et entraine une augmentation des taux d’intérêt.
Résultat : la dette grecque s’accroit également.

– Pourtant un défaut de paiement de la Grèce paraît peu probable (texte 3).

3. Développement d’une crise sociale et risque de récession : plan d’austérité drastique.– La Grèce est dans l’obligation de mettre en place un plan d’austérité sévère pour diminuer ses déficits budgétaires.

– Quelles mesures adoptées ? Gèle des retraites des fonctionnaires et su secteur privé, augmentation des taux d’intérêts, des taxes sur les carburant, augmentation de l’âge légal du départ à la retraite et des taxes sur les produits de consommation. (Texte 8)

– Lepays doit faire face à une population mécontente qui s’organise autour de grève. La crise sociale gronde et l’augmentation de la précarité dans le pays va s’accroitre.

– Récession est envisagée mettant en péril la timide reprise de croissance

2. Une Union Monétaire Européenne mise en danger qui dévoile une crise de l’euro.

1. Diminution de la confiance en la zone euro sur...
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