La dette publique

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  • Publié le : 8 mars 2009
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{draw:frame} {draw:rect} {draw:rect} {draw:rect} {draw:rect} La dette publique en France : quelles conséquences pour les générations à venir ? Panorama institutionnel et socio-économique de la France Mme Sylvia Desazars de Montgailhard 21/10/2008 EPSCI 1 Promo C _[Type a quote from the document or the summary of an interesting point. You can position the text {draw:text-box} box anywherein the document. Use the Text Box Tools tab to change the formatting of the pull quote text box.]_ Christine Lagarde, prévoit en septembre 2008 un déficit public de 2,7% du PIB. Le déficit public englobe le solde des recettes et des dépenses des collectivités territoriales et de la Sécurité Sociale. Il se différencie de la dette publique, qui correspond à la dette de l’ensemble des administrationspubliques, collectivités territoriales et des organismes de Sécurité Sociale.
Cette dernière s’élève à 1250.6Milliards € en 2008, soit 65.3% du PIB, un chiffre nettement supérieur au 60% du critère de convergence. Cette dette s’alourdit d’autant plus que les intérêts des emprunts précédents s’accumulent. Pourtant il va bien falloir s’en acquitter et se sont les générations futures qui devrontrégler la facture. Quelles sont donc les conséquences de la dette publique sur les générations à venir ? La situation actuelle des finances publiques est alarmante. Le seul coût de la dette représente les deux tiers du PIB, soit les trois quarts du premier poste budgétaire, celui de l’Education nationale (60 milliards d’euros).Le Pacte de stabilité impose au pays européen le respect des critèresde Maastricht afin de maintenir une rigueur dans les finances publiques des Etats. Toutefois, La France, avec une dette s’élevant à 66% du PIB n’est pas le plus mauvais élève, la moyenne de la zone euro étant de 70.8% du PIB. Toutefois cette dette est malsaine dans la mesure où elle concerne en grande partie des dépenses de fonctionnement et non des dépenses d’investissements qui doperaient unecroissance future et allègeraient ainsi le fardeau de la dette. Or plus la dette est importante, plus les charges d’intérêts augmentent et l’on s’installe rapidement dans un cercle vicieux. Ainsi, la dette publique a quasiment triplé en trente ans, on emprunte pour rembourser les intérêts des emprunts précédent, ce qui engendre rapidement un « effet boule de neige ».
Les prévisions des économistessont assez pessimistes, selon Michel Pébereau, la poursuite de la tendance actuelle conduirait à la faillite de la France. Il faut donc engager des réformes pour enrayer ce mouvement, d’autant plus que l’Etat aura un autre défit à relever : celui du choc démographique. Les retraités seront de plus en plus nombreux ce qui aura pour conséquence une hausse des dépenses de prestations de pensions etune baisse des cotisations. Même si les dépenses d’éducation tendront à diminuer, le vieillissement de la population coûtera à long terme au minimum 3.2 point de PIB de dépenses supplémentaires annuelles. L’effort de remboursement des emprunts de leurs aînés sera donc porté sur les générations à venir. Il existe différents moyens pour permettre à l’Etat de réduire la dette, dont certains auraientdes conséquences indirectes sur les générations futures. En 1998, le problème des conséquences de la dette sur les générations futures se posait déjà. Pour y remédier, le ministre des Finances, Dominique Strauss-Kahn, proposait de réduire les dépenses publiques. En 1997 et 1998 le budget de la Défense a en effet été réduit, mais la rigidité de la baisse des dépenses publiques s’était alors faitressentir. Les dépenses à caractère « politique », telles que les crédits de la politique de l’emploi, le financement des retraites de la fonction publique et parapublique et les dépenses liées au fonctionnement de l’administration (baisse du nombre de fonctionnaires, etc.) sont apparues comme les plus mobilisables. On constate aujourd’hui que l’objectif de 1998 « de stabiliser la dette à un...
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