La peste albert camus

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  • Publié le : 2 octobre 2011
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Albert Camus, né le 7 novembre 1913 à Mondovi en Algérie, est un écrivain, dramaturge, essayiste et philosophe français. Il fut aussi un journaliste militant engagé dans la Résistance et dans les combats moraux de l'après-guerre. Il publie en 1947 son célèbre roman La peste, roman qui lui a permit de remporter un prix Nobel. Ce roman est raconté sous forme d’une chronique de la vie quotidiennedes habitants de la ville d’Oran vivant exilés pendant une épidémie de peste. Ce roman symbolique dénonce l’absurdité et les inégalités du monde par l’entremise de la peste qui incarne le mal sous tous ses angles. Dès le début de l’épidémie, les habitants se trouvant confrontés à leur sort réagissent de façon différente, soit ils renoncent ou ils se révoltent. En effet, certains personnages fontpreuve de solidarité en exerçant leurs devoirs d’action envers la société, tandis que d’autre au contraire, ne font aucunement appel à la philosophie existentialiste pour guider leurs actes. Les lignes qui suivent traiteront tout d’abord des actions et de l’engagement auxquels Tarrou fait appel durant sa lutte contre la peste. Puis il sera question de l’évolution de pensé de Rambert poussé par sesmotivations.

Tout d’abord, Tarrou ce jeune écrivain est tout à fait conscient de son devoir d’action et l’exerce, il est donc entièrement responsable des choix qu’il engage face à lui et aux autres. En effet, la peste a transformé Tarrou, elle l'a incité à réfléchir et à lutter contre ce fléau, au lieu de rester qu’un simple observateur. Désormais, Tarrou lutte contre la peste il intervient entant qu’homme actif même s’il sait pertinemment que cette lutte pourrait être mortel. C’est, d’ailleurs, lui qui a eu l'idée de créer un service social pour aider les médecins surchargés : « j’ai un plan d’organisation pour des formations sanitaires volontaires. Autorisez-moi à m’en occuper […] ce qui est vrai des maux de ce monde est vrai aussi de la peste. Cela peut servir à grandir quelques-uns»(p.131-132). Cette personnification de la peste démontre que malgré ses aspects négatifs elle permet aux êtres humains d’évoluer mentalement, de grandir. En effet, ce fléau encourage les habitants de la ville à adopter une philosophie existentialiste. Tarrou s’imagine qu'en étant actif il se distingue un peu d'un pestiféré, c’est-a-dire qu’il refuse obstinément tout ce qui fait mourir. Pourlimiter sa propre culpabilité, Tarrou cherche à devenir un saint, mais un saint sans Dieu. Cela est absurde, car Tarrou ne croit pas en Dieu, bien que la sainteté et Dieu aillent de pair. Alors il décide donc d’agir au lieu d’accepter d'être coupable en restant les bras ballants. Par la suite, en plus de s’investir activement, Tarrou s’engage dans la société. Effectivement, ce jeune écrivain esttellement préoccupé par son devoir envers la société qu’il fini par se négliger lui-même se qui mènera à sa mort, à la fin du roman : « L’orage qui secouait ce corps de soubresauts convulsifs l’illuminait d’éclairs de plus en plus rare et Tarrou dérivait lentement au fond de cette tempête.» (p.291). Cette métaphore compare ici la peste à une tempête pour témoigner de sa violence. L’utilisation des mots«dérivait lentement» signifie que la bataille et déjà perdu d’avance, qu’il n’y a rien à faire et également que l’agonie va être longue et douloureuse. Cette comparaison dénonce aussi l’injustice du sort et de l’absurdité du monde, car ni la peste ni la tempête ne choisissent leurs victimes, toutes deux frappent aveuglément. Le combat conte la peste pour aider les autres, par charité, parfraternité, par désir de devenir un saint laïque, vont conduire Tarrou à l’épuisement extrême se qui le mènera à sa perte. Finalement, le refus par Tarrou de demeurer impassible devant les ravages de la peste va ironiquement, au moment où la peste est vaincue, mener à sa mort, faisant de lui une des dernières victimes de cette épidémie.

En second lieu, contrairement à Tarrou, Raymond Rambert ne...
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