La satire politique dans la double inconstance

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  • Publié le : 3 avril 2011
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Image de la cour et de la noblesse : la satire politique

L’œuvre que nous allons étudier s’intitule La double inconstance, écrite par Marivaux. Cette œuvre s’inscrit dans notre objet d’étude :le théâtre : textes et représentations, formes et langages. Cette œuvre, connue pour ses intentions dramatiques importantes est caractéristique du style particulier et très travaillé de Marivaux, appeléMarivaudage. L'auteur fait, à travers cette œuvre, une satire de la cour qui lui est contemporaine. C'est pourquoi nous chercherons à étudier cette satire, en analysant tout d'abord les caractéristiques de cette société du paraître, puis en étudiant les l'opposition qui permettent la satire, avec Arlequin en tant qu'agent, pour enfin parler des valeurs défendues par Marivaux : le bon sauvage et lesvaleurs de l'être.

I- Une société du paraître

A – Un monde hiérarchisé

- La société est dirigée par le prince, son ombre étant toujours présente, il est l'instigateur de la manipulation. Dès la première scène de la pièce, Trivelin montre que c'est lui qui dirigera l'inconstance : « Je vous prierais de considérer que c'est votre prince qui vous aime. »
- Lorsqu'Arlequin découvre que lechevalier est le prince, il devient immédiatement plus soumis, bien qu'il garde sa franchise : « Excusez Monseigneur, c'est donc moi qui soit un sot [...] »
- La critique de la noblesse est surtout ressentie par le fait qu'elle soit en partie responsable de l'inconstance de Silvia. En effet, elle réfléchit à choisir le prince [?] il représente le [?]de la cour.Il est donc, en plus d'être lemanipulateur, un élément qui convainc Silvia de trahir Arlequin.

B – La critique de la noblesse

- Exposé du seigneur à Arlequin sur les avantages de la noblesse : démonstration de l'inutilité d'avoir des titres de noblesse pour Arlequin : « Donnez-vous comme cela de jolis noms à toutes les sottises ? ».
- Des nobles égoïstes : malgré le fait que le prince semble à tout moment vouloir rendreSilvia à Arlequin, (scène 3), on voit bien qu'il ne prend jamais en compte leur volonté, voulant que sa volonté soit accomplie.

C – Les valeurs du paraître

- Un univers courtisan : la présence de Flaminia et de Lisette au service du prince montre que les courtisans sont prêts à tout pour plaire à leur seigneur. Critique également présente dans l'entrevue netre le «seigneur» et Arlequin : leseigneur est chargé de s'excuser pour avoir déplu au Prince en disant du mal d'Arlequin. Il ne s'excuse pas d'avoir médit d'Arlequin mais de la faute qu'il a commise envers le Prince
- Les rôles empruntés par les agents du prince : Lisette surtout car elle joue plusieurs rôles, renforçant l'omniprésence du paraître. De plus, le discours de l'acte I entre les deux soeurs montre l'univers qu'est lacour : « Tu aimes à plaire ? -C'est mon faible. » = mysogynie en pire.

II- Les procédés de la satire

A – Un portrait péjoratif de la cour

- Prince hautain et autoritaire dans la mise en scène de Bluwal mais se fait tout gentil avec S. [?]
- Costumes beaucoup plus élaborés qui montrent la superficialité des gens de la cour (robes à ficelles, costumes plus élaborés que celui d'Arlequin).
-Flaminia ment ouvertement, sans regretter ses actes.
- Le jeu de Silvia : lamentations en début de pièce > montre qu'il est difficile de s'habituer au monde de la cour.

B – Arlequin, l'agent de la satire

- Démontre avec naïveté l'absurdité du comportement des courtisans et des critères de jugement : « Qui est-ce qui habitera ma maison de ville quand je serai à ma maison de campagne. »> montre avec bon sens et honnêteté que les apparats de la cour sont inutiles pour un homme modeste.
- Représentation : A. ne change pas de costume > garde sa franchise et sa naïveté, ne semble pas très influencé par la cour.
- Durant la scène de confrontation avec le Prince, on voit très clairement la différence entre les 2 personnages : l'un exprime ses sentiments bruts, tandis que...
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