La signification sociale des actes sexuels

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  • Publié le : 29 mai 2010
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Les significations sociales des actes sexuels.

Sexualité règlementée ou codifiée comme un art.
Sexualité humaine n’est pas observable (sauf si elle est épiée ou dans un contexte de promiscuité) car elle a lieu la nuit.
Outre le fait que la nuit symbolise le moment du repos chez l’animal, il symbolise aussi l’interruption des relations sociales.
LE fait queles relations sexuelles soient cachées est aussi à imputer au processus civilisationnel de répression des pulsions (construction de l’intériorité occidentale, de l’intimité familiale, et ses conséquences sur la spécialisation de l’usage des pièces dans une demeure).
La sexualité est alors dissimulée dans une enclave secrète : ne pas montrer n’est pas seulement une préférence intériorisée mais uneobligation sociale qui fait de l’exhibitionnisme un délit.
Ce que l’auteur appelle « l’invisibilité ordinaire » des actes sexuels apparaît comme un trait culturel universellement associé à la sexualité humaine.
Les seuls lieux où la sexualité peut être appréhendée de manière directe est dans la pornographie ou dans des spectacles dans des bars gays ou clubs échangistes.
Mais ces corps exhibésne font qu’écarter le spectateur de la sphère de la sexualité pour les renvoyer à la sphère du spectacle où l’on paye pour voir. Spectaculaires et observables, ces actes ne sont plus des actes sexuels à proprement parler (ex du porno où le mec jouit hors de la femme et transforme son éjaculation en feu d’artifice).
Il explique que de même que les anthropologues, travaillant sur la sexualité etdevenant participant pour alimenter leur étude, faussent le résultat en raison de l’absence d’engagement affectif et d’objectivité a posteriori qu’ils ont.
D’où cette incapacité à observer le rapport et d’où la nécessité de l’appréhender à travers le témoignage et le langage.
Et lorsqu’il étudie le langage, il se rend compte que 2 registres existent : argotique existe par exemple et évoque unetransgression (tailler une pipe), et technique (fellation).
Mais il met en relief le fait que faute de termes spécifiques, ce sont des mots empruntés aux activités humaines les plus diverses qui sont utilisés en la matière : consultant des ouvrages spécialisés dans la nomination de la sexualité (dictionnaires érotiques), les termes utilisés sont par exple, « faire prendre, mettre, venir, entrer,sortir, manger, donner », illustrant le caractère non nommable des activités sexuelles.
Ainsi lorsque des sondages sur la sexualité doivent être réalisés, c’est avec énormément de précaution, en s’arrangeant pour ne pas nommer explicitement les pratiques qu’on tente pourtant de désigner. Dans les ’80 avec le SIDA, ce genre de tests ont déferlés sur les populations jeunes et pour éluder le pb de lanomination, les questionnaires s’attachaient à désigner telle pratique «  avez-vous caressé le sexe de votre partenaire » par un numéro pour arriver en fin de test avec un « j’ai fait les n° 4, 7, 8 ». Cette gêne dans le fait de parler de ses pratiques tient à la non volonté des gens de voir leur sexualité isolée en dehors de toute affectivité car parler aisément de sa sexualité dénoterait uneattitude exagérément affranchie (obsédé, nympho).
Ainsi, les expériences sexuelles positives sont enfouies sous l’affectif et le psychologique. L’expérience négative est rattachée à l’ennui, la froideur, l’indifférence, au manque d’attention (lecture strictement affective de la sexualité).

Ensuite il passe du coq à l’âne en parlant de sexualités qui ne rentrent pas dans le schéma connu/ reconnupar le groupe. Les sujets s’y adonnant font alors silence sur ces pratiques car elles ne correspondent pas aux stéréotypes.
Il donne le magnifique exemple et absolument pas dégueu des « jotas » du Mexique qui officient dans la capitale caractérisés par leur forte bissexualité. Considérés comme des homosexuels, ils se travestissent et sont exclus symboliquement du groupe des hommes.
Ceux qui...
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