La vie devant sois de romain gary : explication de texte

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  • Publié le : 28 août 2011
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4)

Le style d’écriture de Gary produit un effet de comique et aussi un sentiment de tendresse et de douceur chez le lecteur.

a) Un effet comique, cherchez des exemples, puis montrés comment l’humour permet de mettre à distance l’horreur et de faire passer une réflexion sur des sujets graves sans chercher à s’apitoyer, tels que :

- Les difficultés de la vie de Momo
- Lavieillesse et la mort
- Le racisme
- Les juifs et la Shoah

Réponse :
En premier lieu, il est important de dire que dans « la vie devant soi », on assiste à la vie de Momo sans aucun artifice, c’est-à-dire que l’auteur nous « balance » une réalité, pure et dure, droit au visage, et nous sommes obligés de la regarder en face. Mais cependant, Gary arrive habilement à nous faire supporter latriste de vie de Momo, en nous mettant simplement dans la peau du petit Momo, qui prend la vie comme elle vient, avec une tendresse infinie et son humour involontaire.

Les difficultés de la vie de Momo : Malgré que sa mère l’ait abandonné, qu’il ne connaisse ni vraiment son âge exact et sa nationalité et qu’il vive dans un foyer, Momo débordant d’imagination, arrive à s’échapper de son quotidien.Par exemple: avec Arthur son parapluie, son ami. Malgré son imagination débordante, Momo reste lucide et montre une extrême sagesse en se méfiant de la vie, avec des mots tels que : « Moi, l'héroïne, je crache dessus. Les mômes qui se piquent deviennent tous habitués au bonheur et ça ne pardonne pas, vu que le bonheur est connu pour ses états de manque. Pour se piquer, il faut vraiment chercher àêtre heureux et il n'y a que les rois des cons qui ont des idées pareilles. » Momo arrive même a trouvé des avantages à sa situation : « les enfants de putes, c’est plutôt mieux qu’autre chose parce qu’on peut se choisir un père qu’on veut »

La vieillesse et la mort : Momo n’est pas seulement un témoin de la mort de Madame Rosa, Il la vit. Tous au long du roman, l’on voit ternir MonsieurHamil et Madame rosa, et là encore Momo, avec son vocabulaire attachant, nous donne son propre avis sur le temps qui passe, les lois de la nature. « Ils avaient peur, tous les deux, car ce n'est pas vrai que la nature fait bien les choses. La nature, elle fait n'importe quoi à n'importe qui et elle ne sait même pas ce qu'elle fait, quelquefois ce sont des fleurs et des oiseaux et quelquefois, c'estune vieille juive au sixième étage qui ne peut plus descendre. ". [….] " Je ne suis pas tellement chaud pour les lois de la nature. » L’on assiste encore là, au charme du langage, à la simplicité des mots, et c’est là que l’humour rend le poids de la vie plus léger.

Le racisme : Dans « la vie devant soi » Momo ne connaît pas sa nationalité et il est entouré par différentes personnalités ; desArabes, des Français, des juifs, des musulmans, des Africains, etc. On peut comprendre là le racisme qui cohabite avec l’enfant. Mais encore une fois, il est contourné par l’humour et la puissance des mots du petit Momo : « Pendant longtemps, je n’ai pas su que j’étais arabe parce que personne ne m’insultait. On me l’a seulement appris à l’école. »
Les juifs et la Shoah : On apprend dans le livreque Madame Rosa est une rescapée juive de la Shoah. Elle connaît donc l’horreur des camps, elle a pu approcher la mort de près et l’on sent qu’elle est encore traumatisée par ce cataclysme. Cependant, comme nous le lisons dans la peau de Momo, nous le ressentons comme lui, et à nouveau, Gary transforme l’horreur en quelque chose d’un peu plus tendre. (« Madame Rosa était déjà vieille et fatiguéemême sans ça et elle le prenait très mal parce qu'elle avait déjà été persécutée comme Juive. Elle grimpait ses six étages plusieurs fois par jour avec ses quatre-vingt-quinze kilos et ses deux pauvres jambes et quand elle entrait et qu'elle sentait le caca, elle se laissait tomber avec ses paquets dans son fauteuil et elle se mettait à pleurer car il faut la comprendre. »)

b) Un sentiment...
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