La vie promise, guy goffete

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  • Publié le : 2 avril 2010
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Plan pour le texte de Guy Goffette :

1- Introduction :

(1- présentation générale)Guy Goffette écrit depuis 20 ans au moment où paraît La vie promise. Recueil de promesse, il est aussi et surtout un recueil de méditation, d’interrogation, vers la promesse d’un hypothétique « salut ». Mais cette promesse est en réalité faite de désillusion. (2- caractérisation du texte) Ici, c’est autourde la promesse de l’écriture que le texte semble tourner. En apparence énigmatique, le texte se sert en réalité d’un réseau de tropes (images) dense pour construire son sens. A travers ces images l’auteur construit habilement une mise en abîme de l’écriture, et de la figure du poète. La structure phrastique participe à cette construction en suggérant par sa forme même le travail de l’écrivain. (3-problématique) Nous nous attacherons donc à montrer en quoi ce texte est un dialogue lyrique où le poète est à la fois l’auteur, le sujet, et le lecteur (4- annonce du plan). Le développement s’intéressera d’abord à la structure phrastique - et la façon dont elle mime le travail du poète, et ensuite au décryptage du réseau d’images.

2- Plan :

La structure du texte, des phrases : uneprogression difficile

La désillusion poétique : le pathétique : Polyptote « revient/reviens » antanaclase car sens différent (propriété, verbe de mouvement) or ils sont mis sur le même plan « aussi ». Ambivalence (appartenance l.4/souvenir l.3) + dérision de l’espoir de « guérison » ; « pas plus que le merle » + « guérit de l’absence » métaphore de la maladie sur l’absence(devient dysphorique) + « or » et « boue » métaphore de la misère et de la richesse. Antithèse modératrice « de… dans » : pathétique atténué. « Que la nuit reste ouverte » de nouveau antithèse euphorique/dysphorique ; « nuit » lié aux sèmes de la mort, de la tristesse, le désespoir. Réinterprétation avec l’association à « ouverte », sans préciser ce que l’on peut en attendre. Les anges nesont pas des créatures divines, pures mais des entités de la puissance transcendante : on peut les « soudoyer » verbe métaphorique de la prière. Pathétique insistance, persistance du poète à essayer : la poésie est-elle vaine ? le titre du recueil indique clairement cette « promesse » attendue. Dans ce texte, en l’occurrence, la promesse apparaît comme une déception.

Le doutequant aux mots : le rythme du texte : Hyperbate (l.1-3 ; l.4-8 ; l.9-12 ; 13) agissent comme des doutes sur le sens, réinterprétation, précarité du sens des mots. Enjambements v.4-5 et 10-11.La difficulté de l’écriture : la page blanche et le lien avec la mort

La structure du texte suggère les doutes et les difficultés de l’écriture, et elle est confirmée par la métaphore inabsentia « du carré de neige »

La mise en abîme : le poète parlant au poète de l’acte d’écriture

La figure dans les lieux poétiques : les lieux poétiques : la table la fenêtre etc. Le poète à sa table de travail, face à la fenêtre qui s’ouvre sur le monde (poésie romantique) face à la page blanche (Mallarmé) les associations antithétiques (Baudelaire, Rimbaud). Associé aupathétique ces lieux communs semblent emprunts d’une ironie (hypothèse) ; mais la conception de la poésie comme deuil, est traitée sans ironie.

La construction de la figure poétique : figure du poète liée au deuil, à la mort (le réseau de tropes) : La paronomase « les mots, les mort » incite à voir un lien métaphorique mais hypothèse hasardeuse. Si l’on remplace « la vie parmi les mots» et « la vie parmi les morts » la première exprime la vie du « scribe » la seconde une antithèse (vie/mort) exprime la vie comme sursis arraché à la mort, ou un mélange passé/présent relatif plutôt à la mémoire des morts chez les vivants. Poids du souvenir. Pour interpréter on pourra dire que les mots (comme matière, objet du poète) sont liés au souvenir et au deuil. (Attention...
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