La vision

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  • Publié le : 2 mai 2011
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Psychomotricité – Cours Neurophysiologie – Vision – janvier 2011 – Dr Bernard Pidoux

NEUROPHYSIOLOGIE de la VISION La perception visuelle débute dans la rétine et s’accomplit en deux étapes. La lumière qui traverse la cornée atteint le fond de l’œil où elle est convertie en signal électrique par un organe sensoriel spécialisé, la rétine. Les signaux sont ensuite envoyés via le nerf optiquevers les centres supérieurs pour y subir les traitements nécessaires à la perception. La rétine n’est pas un organe périphérique, mais fait partie du système nerveux central et son organisation synaptique est semblable à celle des autres structures nerveuses centrales. La rétine renferme la couche des photorécepteurs L’œil est conçu de manière à focaliser l’image visuelle sur la rétine avec unminimum de déformation optique. La lumière est focalisée par la cornée et le cristallin, traverse l’humeur vitrée qui remplit la cavité de l’œil, avant d’atteindre les photorécepteurs dans la rétine [figure 1].

Figure 1

La rétine est accolée à l’épithélium pigmentaire dont les cellules sont remplies d’un pigment noir, la mélanine. Celui-ci absorbe tous les photons qui n’ont pas été captés par lesphotorécepteurs. La lumière doit traverser toutes les couches de neurones rétiniens avant d’atteindre celle des photorécepteurs. Dans la région de la rétine appelée fovéa les corps cellulaires des neurones des couches superficielles de la rétine sont inclinés et la lumière vient directement frapper les photorécepteurs avec le minimum de distorsion. Ceci est particulièrement vrai à la fovéola aucentre de la fovéa. Au niveau du disque optique la rétine ne comporte pas de photorécepteurs, c’est le point de départ des fibres du nerf optique qui quittent la rétine. Cette région est donc responsable d’une tache aveugle dans le champ visuel de l’oeil.

Psychomotricité – Cours Neurophysiologie – Vision – janvier 2011 – Dr Bernard Pidoux

Il existe deux types de photorécepteurs : lesbâtonnets et les cônes Chez l’homme la rétine comporte deux types de photorécepteurs, les bâtonnets et les cônes. Les cônes sont responsables de la vision diurne. La performance des cônes est supérieure à celle des bâtonnets dans toutes les tâches visuelles sauf pour la détection des stimuli peu lumineux. La vision via les cônes est de meilleure acuité et apporte une meilleure résolution dans leschangements rapides de la scène visuelle. Les cônes sont également sensibles aux couleurs, alors que le système des bâtonnets est achromatique. Les bâtonnets, très sensibles à la lumière, assurent la vision nocturne ou en lumière atténuée

Figure 2

Les deux types de photorécepteurs, cônes et bâtonnets, ont des structures semblables [figure 2]. Les cellules des bâtonnets et cônes possèdent des segmentsexternes et internes reliés par le cilium. Le segment interne comprend le noyau cellulaire. Le segment externe comprend l’appareil de transduction de la lumière. Le segment externe consiste en un empilement de disques membraneux qui renferment les photopigments qui absorbent la lumière. Dans les deux types de cellules, les disques sont formés par des replis de la membrane plasmique. Cependantdans les bâtonnets les disques flottent librement dans le segment externe [figure 3]. La phototransduction C’est la transformation de l’information lumineuse en signal électrique. La phototransduction résulte d’une cascade d’événements biochimiques dans les photorécepteurs déclenchée par l’arrivée des photons. L’activation des photopigments par la lumière réduit la concentration plasmatique d’unnucléotide, le Guanosine 3’-5’ monophosphate cyclique ou GMP cyclique (cGMP). Sa concentration est au contraire élevée à l’obscurité. Le segment externe des photorécepteurs comporte des canaux spécifiques pour le Na+ sensibles à la concentration cytoplasmique en (cGMP).

Psychomotricité – Cours Neurophysiologie – Vision – janvier 2011 – Dr Bernard Pidoux

Figure 3

A l’obscurité il existe...
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