Le bonheur

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  • Publié le : 26 décembre 2010
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I - Introduction problématique.

Celui qui gagne à un jeu aura tendance à penser que le bonheur est une question de chance. Nous pouvons nous demander : le bonheur dépend-il de nous ? On peut tout d’abord se demander si vraiment le bonheur existe. Des moments fugaces de plaisir lorsque par exemple un événement arrive ne durent pas, semble-t-il. Si le bonheur ne dépend pas seulement descirconstances favorables mais de nous alors peut-être peut-il être plus durable. Les circonstances favorables ou défavorables appartiennent à ce qui nous arrive ou concernent ce que nous avons. Le bonheur ne serait pas fugace et dépendrait de nous si il ne concernait pas seulement le domaine de l’avoir mais s’il concernait aussi et surtout le domaine de l’être. Seul ce que nous sommes en profondeur estaussi durable que nous et seul ce que nous sommes dépend vraiment de nous et non des circonstances. Partant de là il faut supposer que nous ignorons en quelque sorte ce nous sommes en profondeur et qui pourrait nous rendre heureux. Mais à supposer que ce chemin vers notre essence et donc le bonheur existe dépend-il de nous ? N’est-ce pas là encore des rencontres libératrices, des lectureséclairantes, des circonstances sociales permettant de subvenir aisément à notre subsistance qui le rendent possible ? Car quand nos facultés humaines ne peuvent être développées par suite de misère matérielle, de maladie, de souffrances traumatiques importantes, cette quête de notre véritable essence éventuellement source de bonheur inaliénable n’est-elle pas rendue impossible ?

Dans une première partienous verrons en quoi l’accès au bonheur le plus intime nécessite de considérer ses conditions de possibilité sociales, techniques et politiques. Ensuite dans une deuxième partie nous étudierons les sagesses antiques qui permettent de réaliser un état de bonheur qui dépend de nous. Enfin dans une troisième partie nous tenterons de tisser des liens entre l’état de conscience heureux et l’actionsociale qui permettrait de bâtir une société offrant à tous la possibilité du bonheur.
II - Le bonheur dépend des circonstances.

A - Le bonheur collectif ne semble jamais avoir été atteint.

Le sentiment de bien-être peut être mesuré. Il s’avère que telle augmentation de richesse et de confort entraine une hausse de ce sentiment mais elle reste momentanée. Le confort matériel est certainementune condition du sentiment de bien-être mais cela reste un critère relatif.

Globalement dans l’histoire humaine jamais une société n’a su maîtriser son environnement pour assurer de manière stable sa subsistance et en même s’organiser de manière à ce qu’aucun des membres de la société ne puisse avoir le sentiment d’être exploité.

A vrai dire aucune société ne maîtrise pleinement lesévénements et les circonstances. Le bonheur ne semble pas dépendre d’une action collective. Ceux qui ont prétendu maîtriser l’histoire et l’organisation sociale ont au final produit les pires régimes politiques, ceux qu’on appelle totalitaire et ont généré plus que d’autres la souffrance et le malheur.

B - Aucun enfant n’est absolument protégé du malheur.

A une échelle plus réduite qui est celle de lafamille Freud remarque que personne n’échappe à la névrose. Autrement dit tous les enfants à un moment donné ou à un autre ont été traumatisés plus ou moins gravement. Il est vrai que l’amour des parents ne sauraient être idéal et que même s’ils pouvaient donner un tel amour, des circonstances indépendantes de leur volonté n’en traumatiseront pas moins leur enfant.

C - Certains malheurs sontirréversibles.

A vrai dire on doit reconnaître que dès le ventre de notre mère nous pouvons subir des agressions et que dès notre naissance des circonstances vont montrer la fragilité du corps, l’instabilité des émotions, la frustration des désirs. Certes il y a peut-être des thérapies pour dépasser nos traumatismes mais encore faut-il qu’elles soient à notre portée. Nous devons admettre...
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