Le mobilier en kit

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Dimanche 27 Mars 2011 | |

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Par Samir AchehbarMobilier. Le kit qui monte, qui monte… | Le développement des enseignes
de meubles “à monter soi-même”
a chamboulé les habitudes de
consommation des Marocains.
(TNIOUNI / NICHANE) |
Depuis la milieu des années 90, lemobilier en kit connaît un véritable boom au Maroc. Le marché, dominé par une poignée d’opérateurs, est également parasité par la filière informelle.

“Oui, nous sommes effectivement en discussion avec les dirigeants du groupe suédois Ikea. Nous avons commandé une étude sectorielle pour connaître le vrai potentiel du kit au Maroc. Nous préférons attendre ses conclusions avant de décider si oui ounon, il y aura un partenariat avec Ikea”. L’auteur de ces phrases n’est autre que Salwa Akhannouch, la PDG du groupe Aksal. Et elle a probablement tort de prendre son temps dans les négociations avec le n° 1 mondial des meubles en kit. | |
Car depuis le début des années 90, le secteur connaît un boom spectaculaire, comme en témoignent les chiffres de la division des échanges extérieurs àl’Office des changes. Entre mobilier pour bureaux, chambres à coucher, salles de séjour ou salles à manger, les importations de meubles en kit ont atteint, au terme des six premiers mois de l’année 2007, une valeur de 208 millions de dirhams. À comparer avec les 60 millions de dirhams, montant des importations des mêmes produits en 1997… en année pleine.

Une croissance spectaculaire
Nous sommes en1993, le jeune Amine Benkirane ouvre son premier magasin de meubles en kit au Maroc. C’est la naissance de Kitea, la première enseigne marocaine du secteur. “Dès son ouverture à Casablanca, sur la Route d’El Jadida, le magasin de Kitea a été un succès total. Curieux, les gens y venaient d’abord pour voir ces meubles démontables d’un genre nouveau. Et très vite, ils ont commencé à en acheter”,explique Mina Lahlou, directrice marketing de Kitea. Aujourd’hui, cette entreprise florissante dispose d’un réseau de 23 points de vente (en propre ou en franchise), disséminés sur 15 villes. Elle a aussi fait des émules. En 1994, Kaoba lui emboîte ainsi le pas, inaugurant un premier magasin, suivi de 7 autres points de vente (également en franchise). Et en 1998, un troisième larron, Mobilia, entre enjeu. Très étoffé, son réseau compte actuellement 25 magasins.

À côté des trois “big players”, d’autres opérateurs de l’ameublement flirtent aujourd’hui avec le kit, notamment Layalits et Sakanid. Tout en étant généralistes et plutôt haut de gamme, ces deux enseignes ne pouvaient tourner le dos au juteux marché du kit. Et même dans les commerces “traditionnels” d’ameublement (type Derb Ghallef àCasablanca ou Bab El Had Rabat), ce type de mobilier occupe désormais une grande place.

La banalisation du kit n’a cependant pas empêché la subsistance de certains préjugés. “Beaucoup de gens croient toujours que le kit est une matière à base de bois aggloméré. Il n’en est rien. Le terme désigne en fait un procédé de fabrication de meubles assemblables et donc facilement transportables”,explique Hasnae Idrissi Kabbaj, directrice Marketing de Mobilia. Un procédé révolutionnaire, dont on doit l’invention à Ikea, qui a conçu en 1956 les premiers meubles pouvant être conditionnés en paquets plats et montés par les clients eux-mêmes. Pour ce qui est des matériaux utilisés, que ce soit chez Kitea, Mobilia, Kaoba ou Layalits, les catalogues de produits comptent aussi bien des meubles en boisaggloméré, qu’en bois massif ou en métal. “C’est surtout leur côté pratique qui motive les acheteurs de nos meubles. Autrefois, il fallait une tonne d’ingéniosité et autant d’efforts pour faire entrer une armoire ou une simple table dans sa maison. Aujourd’hui, avec les meubles en kit, c’est un jeu d’enfant”, explique Mina Lahlou. Fatalement, l’essor du kit finit par avoir des répercussions sur...
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