Le petit prince

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  • Publié le : 28 novembre 2010
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Le choix des personnages est déterminant afin de transmettre de manière la plus efficace possible l’enseignement délivré par l’apologue.
En effet, deux des personnages présents dans cet extrait appartiennent à la nature.
Tout d’abord, l’anaphore « Bien sûr, dit le renard » (lignes 6 et 8) démontre que le renard est conscient de la douleur qu’il va éprouver suite au départ de son ami, mais quecependant il ne regrette rien de ce qui s’est passé entre eux. Le modalisateur « bien sûr » permet au renard de laisser transparaître ses émotions à travers ses propos, sans autre intervention que celle de la parole. De plus, l’emplacement de cette anaphore dans un dialogue rend les paroles du renard plus véridiques et ainsi plus réelles.
De plus, la comparaison « comme était mon renard » (ligne18) traduit le changement qui s’est effectué chez cet animal, suite à sa rencontre avec le petit prince. La juxtaposition de deux systèmes d’énonciation aux temps différents dans une même proposition, le présent « vous êtes » et l’imparfait « était », témoigne de cette évolution.
En outre, l’hyperbole « semblable à mille autres » (ligne 19) réaffirme l’idée de généralisation et d’anonymat de cetanimal. Ainsi, précédé du verbe à l’imparfait « n’était » (ligne 18), dont la négation indique la restriction, l’auteur démontre le changement apporté par l’apprivoisement, passant d’un statut d’être commun à celui d’unique, montrant l’importance prise dans le cœur de son nouvel ami.
Enfin, le renard est l’acteur essentiel de cet extrait puisque c’est lui qui fournit les enseignements essentiels àla vie du petit prince. En effet, on relève « tu reviendras me dire adieu et je te ferai cadeau d’un secret » (ligne 13). L’antithèse « reviendras me dire adieu » exprime la difficulté du renard à se séparer de son ami et évoque les liens forts qui les unissent. De plus, nous avons un parallélisme avec la répétition des termes « afin de se souvenir » (lignes 36, 40 et 45). Ainsi est mis enévidence l’enseignement apporté au jeune personnage.
Ensuite, l’autre personnage, appartenant lui aussi à la nature, est constamment mis en opposition aux autres fleurs. L’anaphore « vous n’êtes » (ligne 16) insiste sur la différence qui existe entre « ma rose » (ligne 16) et « les roses » (ligne 15). La négation « n’… pas » ou « n’… rien » (ligne 16) est utilisé a caractère réducteur, afin de diminuerleur importance.
De plus, la différence est encore plus flagrante à travers le chiasme « Personne ne vous a apprivoisées et vous n’avez apprivoisé personne » (ligne 17-18). Ici, la solitude dans laquelle se trouvent ces roses est accentuée par le nom « personne » qui est utilisé à valeur réductrice.
Par ailleurs, on peut encore noter cette opposition à travers l’antithèse « vous êtes belles,mais vous êtes vides » (ligne 22). La conjonction de coordination « mais » marque l’opposition entre les deux propositions ; commençant par une sorte de compliment se poursuivant par une proposition réductrice, s’apparentant ainsi à un argument concessif. L’hyperbole « on ne peut pas mourir pour vous » (ligne 23) met en valeur la rose unique mais dénigre les autres, les montrant comme pasimportantes.
En outre, la proposition suivante, démontre la spécificité des sentiments : « Bien sûr, ma rose à moi, […] » (ligne 23). En effet, le modalisateur « Bien sûr » montre que ce qui s’en suit est un jugement personnel du petit prince ; le pléonasme « ma rose à moi » accentue le fait que cette rose soit la propriété privée de ce même personnage, elle n’est pas à partager.
D’autre part, on peutrelever une personnification des roses : « les roses étaient gênées » (ligne 21). Ainsi, le caractère humain donné à ces fleurs permet de s’apparenter à un personnage humain, rendant ce personnage plus réel.
Enfin, l’apogée de cette argumentation est le raisonnement qu’il mène afin de démontrer aux autres roses que la sienne est unique, contrairement à elles : « puisque c’est elle que j’ai arrosée...
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