Le symbolisme

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  • Publié le : 13 février 2010
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Naissance du mouvement
Début : Le mouvement symboliste, dans son sens très large, commence avec la publication de L_es Fleurs du mal_ de Baudelaire (le grand précurseur) en 1857 et s’étend jusqu’à la fin du siècle.
Les grands noms : Paul Verlaine, Arthur Rimbaud et Stéphane Mallarmé.
Il y avait aussi des bohèmes littéraires qui se rassemblaient dans les cabarets à la mode de Paris et seregroupaient sous des noms étranges comme : les Hydropathes, les Hirsutes, les Zutistes, les Je-m'en-foutistes, etc. Ils écrivaient des poèmes et buvaient comme des trous tout en menant une vie de débauches pour la plupart, d’où le surnom de "décadents".
C’est Jean Moréas qui, en 1886, propose le nom "d’école symboliste" pour caractériser ces divers regroupements.
Le texte fondateur dumouvement est L’Art poétique de Verlaine publié en 1882.
Doctrine
La Vérité : Pour les symbolistes, la vérité n’est pas dans la matière brute seulement. Une chose existe par-delà elle-même : elle est le signe d’une autre chose, elle est un symbole dans un jeu de correspondances infinies.
Les correspondances : Au-delà des apparences, il y a des rapports entre les choses, des liens entreles êtres, des correspondances (Baudelaire) entre les sons, les images et les parfums. C’est ce que le symbole devrait exprimer. Colombe = paix; oiseau = liberté, un son rappelle une image, une odeur rappelle un lieu, une sensation rappelle un moment du passé, etc.
Le mystère : En refusant le rationalisme (Descartes) et le matérialisme (argent et industrialisation), les symbolistes veulentrenouer avec le mystère de vivre et de sentir. "La poésie est l’expression, par le langage humain ramené à son rythme essentiel, du sens mystérieux des aspects de l’existence." Mallarmé.
La vie ne peut pas se réduire aux termes médicaux. Un chirurgien ne dissèque pas l’âme d’une personne. Le ciel étoilé, même si on peut l’expliquer scientifiquement aujourd’hui, reste nébuleux.
La poésiesymboliste donne à voir et à sentir le mystérieux dédoublement du monde, révèle l’invisible derrière le visible, l’inconnu derrière le connu.
La subtilité : Comme la réalité n’est pas uniforme, les poètes symbolistes préfèrent le rare au commun, le rêve au réel, l’ambivalence à l’identité, la nuance infinie à tout ce qui est tranché, la fugacité (le changement) à la permanence.L’esthétique
Le symbole : Le mystère de la vie et de l’existence ne peut s’exprimer directement par des descriptions réalistes. Le poète doit utiliser une nouvelle langue, celle du symbole, car toutes les choses du monde peuvent être rapprochées. Ex. : Les sanglots longs des violons (Lamentations humaines = son des violons), l’eau verte = pommes sures (Rimbaud), les oiseaux tels l’Albatros et lecygne = poètes, etc.
La musique : La musicalité du vers doit être la première règle. Pour exprimer le changement des choses, la fragilité des sensations, le poète utilise l’aspect sonore et sensible des mots (assonance, allitération, rime interne, etc.). Le sens (trop défini) devient secondaire. La musicalité suggestive contre le plat réalisme des descriptions.
Richesse et raretédu vocabulaire : La puissance d'évocation des sons a plus d’importance que le choix rigoureux du mot précis. Hermétisme parfois.
Vers libéré, vers libre : à la suite de Verlaine, les symbolistes privilégient la libéralisation des vers : vers impairs, rejets abondants, enjambement, rimes de plus en plus étonnantes, même absence de ponctuation et poème en prose. À partir des symbolistes, levers français sera libre.
Thèmes
L’analogie universelle : dans l’univers, les sons, les couleurs, les parfums se répondent et renvoient à une même idée primordiale que doit exprimer le poème.
Le secret : secret du monde, secret des âmes, tout est secret. Les mots ne servent qu’à approcher les mystères. La rationalité du monde n’existe pas. Il faut suggérer et non pas...
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