Lecture analytique

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  • Publié le : 9 octobre 2010
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Lecture analytique 1 : « les obsèques de la lionne »

La Fontaine vit sous la monarchie absolue de Louis 14 et il est contraint de se trouver un mécène pour vivre de ces écrits. Nicolas Fouquet, surintendant des finances du roi sera son protecteur et celui d’autres artistes qui vont célébrer son domaine de Vaux. La disgrâce spectaculaire de Fouquet arrêté en 1661, destitué de ses fonctionset emprisonné à vie va marqué La Fontaine qui pour être resté fidèle à son protecteur sera lui-même pour suivit et connaîtra une période d’éloignement de la cour . Mais étant donné qu’il est risqué de déplaire au roi,la contestation dans les fables reste mesuré et subtile masqué par la référence au animaux on comprend alors que les fables soit dédiée au fils du roi et queles dédicaces contient autan de compliment à Louis 14 : «  prince aimé des cieux , invisible monarque »

Introduction : La Fontaine s’est inspiré du fabuliste italien du 15éme siècle Abstemuis. Il y présente un récit plaisant à l’occasion des obsèques de la lionne, les courtisans rivalisent de manifestations de tristesse à l’exception du cerf. Celui-cimenacé de mort sauve sa vie par la ruse. On peut déchiffrer dans cette fable une violente critique de la cour et son fonctionnement.
Problématique : comment se fait la satire de la cour dans cette fable ?
Annonce du plan : I). Un récit plaisant
II). La satire de la cour
III). Le pouvoir de la parole

I). Un récit plaisant1). Souplesse de la forme

-Alternance irrégulière d ‘octosyllabes et d’alexandrins pour mieux épouser la fluidité du récit
-Le mouvement de la fable :
1 : présentation des circonstances (SI) : vers 1 à 23 ; Attention vers 17 à 23 sont une suspension du récit c’est-à-dire la venue des animaux pour célébrer les obsèques de la lionne et les lamentations du roi etdes courtisans.
2 : Elément perturbateur/déclencheur : vers 24 à 28 : absence de chagrin du cerf.
3 : développement du récit : vers 29 à 38 : dénonciation calomnieuse et colère du roi
: vers 39 à 49 : la ruse du cerf
4 : Elément de résolution et situation finale : vers 49 à 51 : le retournement de situation à l’avantage du cerf.
Onremarque des variations du rythmes du récit : longueur de la situation initiale qui pose les enjeux du récit et au contraire la fin du récit abrupte afin de valoriser la morale et dynamisée l’ensemble de la fable.

2). Souplesse de l’énonciation

Sous la fluidité du récit se cache un entrelacement de discours et de situation énonciative. La fable commence par un récitembrayé dés le premier vers par l’utilisation du passe simple pour s’interrompre au vers 17 avec un passage au présent de vérité général dans lequel le narrateur suspend le récit pour donner une définition. Le récit reprend des vers 24 à 33 puis il est interrompue par un passage au style direct jusqu’au vers 49 oû le récit devient majoritaire malgré les exclamations du vers 50. En fin la moralerevient à un dispositif énonciatif dans lequel le fabuliste s’adresse directement au lecteur avec l’emploi des impératifs (« amusez, flattez »).

3). L’utilisation du bestiaire

Les animaux sont chargés de figurer des caractères humains :
Le lion : ce carnassier incarne « le prince, le roi lion, le monarque » = puissance, pouvoir, autorité
Autres carnassiers : les loups (v.36) usentd’une force brutale mais ne sont que les exécutants des ordres du roi.
La « lionne » : « la femme du lion » (personnification), elle avait jadis : « Etranglé [la] femme et [le] fils du cerf » (v.26-27). Elle fait preuve également d’une force brutale et injuste.
Le « cerf » est un animal noble mais c’est un herbivore sans danger et c’est un gibier de choix.
Le reste des courtisans : « un...
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