Lecutre analytique : l'etranger

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  • Publié le : 11 décembre 2010
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Introduction : Dimanche, Masson invite Meursault dans son « cabanon » sur la plage. Il rencontre des « arabes » avant de prendre le bus, puis de nouveau sur la plage, là o* est déclenché une bagarre, dans laquelle Raymond est blessé. Au début de l’extrait, Meursault, pour ne pas parler aux femmes restées dans le cabanon, part marcher sur la plage. L’extrait clôt la première partie du roman. Ildécrit un passage clef du roman : le meurtre de l’arabe. C’est à la fois le récit d’un drame intense et une étape décisive pour le personnage. Le meurtre arrive au terme d’une longue marche sur la plage.

Plan : I) Un drame à deux personnages : Meursault et la nature

1) La personnification du soleil et de la mer

2) La montée en puissance de l’intensité dramatique

II)L’absurde et le malheur

1) Meursault un personnage absurde

2) La symbolique du malheur et de la mort : Meursault un personnage tragique

I) Un drame à deux personnages : la nature et Meursault

1) La personnification du soleil et de la mer

Ces deux éléments naturels sont animés d’une vie propre : « la mer haletait de toute la respiration rapide et étouffée de ses petites vagues ».Le soleil est présenté comme une espèce de monstre : »son grand souffle chaud », hostile, il est armé : « épée de lumière ». la lumière « gicle » sur l’acier du revolver, le soleil est muni de « cymbales » qui assourdissent le personnage.

On retrouve encore à la fin du passage : »l’épée brûlante ».

De la même façon, la personnification de la mer scande le passage :  le bruit des vaguesest « paresseux », la mer « charrie un souffle épais et ardent ».

La journée est comparée à un navire échouée : « jeté l’ancre dans l’océan de métal bouillant ».

2) La montée en puissance de l’intensité dramatique

Elle suit la progression de la souffrance de Meursault : « je sentais mon front se gonfler sous le soleil » : le processus commence.

Les notations temporelles scandent lamarche du narrateur : « j’ai marché longtemps », « le bruit des vagues «était encore plus paresseux », « il y avait déjà deux heures ».

Quand l’action se précipite, plusieurs éléments se conjuguent pour provoquer la crise : « l’arabe tire son couteau », « la lumière gicle sur la lame », « au même instant » , la sueur aveugle le narrateur.

La crise se dénoue brutalement : »c’est alors » parun premier coup de feu, puis « alors, j’ai tiré encore quatre fois ».

L’intensité dramatique est également notée par la répétition du geste qui provoque le meurtre : »j’ai fait un mouvement en avant », »j’ai fait un pas, un seul pas ».

Les notations de la souffrance physique de Meursault sont nombreuses et précises : « je serrais les dents » , « je fermais les poings », « la brûlure dusoleil ».

Ainsi tout le texte progresse vers un point culminant : l’acmé.

II) L’absurde et le malheur

1) Meursault, un personnage « absurde »

Comme dans le reste du roman, Meursault semble « agi » par les événements : ici c’est la chaleur et la souffrance provoquée par le soleil qui expliquent son geste.

De même s’il marche, ce n’est pas par envie ou par désir, c’est pour échapper à« l’effort qu’il fallait pour monter l’étage de bois et aborder les femmes ».

Enfin il n’éprouve ni haine, ni crainte, ni horreur de son geste.

Toute la progression sur la plage est racontée de façon mécanique : c’est une marche lente et longue : « je marchais », « j’ai marché, « j’ai fait un pas en avant ».

La marche est motivée par l’envie d’échapper aux femmes et de retrouver lafraicheur du rocher : « j’étais venu là sans y penser ».

De même la confrontation avec l’arabe est le fruit du hasard : « j’ai été un peu surpris ».

La découverte de la présence de l’arabe est faite sous forme d’un constat : « j’ai vu que le type de Raymond était revenu ».

Pas de crainte exprimée, il fait juste un rapport mécanique de type action-réaction.

C’est l’éclat du soleil sur...
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