Les francais dans la premiere guerre mondiale

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Les français dans la première guerre mondiale.
L'Humanité est maudite,
si, pour faire preuve de courage,
elle est condamnée à tuer éternellement.
Jean JAURES



I) ENTRÉE DANS LA GUERRE
Problématiques

Comment les français sont entrés dans la guerre ?
Comment l’ensemble des organisations politiques soutient cette entrée en guerre avec l’union sacrée.
Comment, à la fin de1914, au moment du blocage stratégique, on s’apprête à rentrer dans une guerre longue, aux formes nouvelles, qui implique une mobilisation non seulement des soldats sur le front, mais aussi des ressources économiques.

A° La mobilisation

A l’été 1914, l’État comme la société française ne prennent pas la mesure de la crise qui s’amorce avecl’assassinat de l’archiduc François – Ferdinand. Pour exemple le président de la République, Raymond Poincaré a maintenu un voyage en Russie prévu de longue date et se trouve en mer lorsque l’ultimatum autrichien est adressé.
A son retour, le 29 juillet, la France est un pays plus préoccupé des récoltes à effectuer que du conflit austro serbe.

Doc 2 p 124


Lorsque la mobilisation est décrétée le 1eraoût 1914, elle trouve une opinion marquée par la stupeur et la consternation, notamment dans le monde rural.
Mais les mobilisés font preuve d’une véritable résolution devant cette guerre à entreprendre , la France fait figure d’agressée par l’Allemagne , de plus beaucoup pensent qu’elle sera courte Même si les moments d’enthousiasme sont une réalité , notamment à l’occasion du rassemblement desmobilisés dans les gares , on est loin de l’image d’Epinal d’un pays partant « la fleur au fusil » pour reconquérir au nom de la « revanche » les provinces d’Alsace –Lorraine perdues lors de la guerre de 1870-1871.Les français ne sont pas moins décidés à se battre comme en témoigne le nombre dérisoire de déserteurs et convaincus dans leur immense majorité de la légitimité de leur cause qui estd’abord celle d’un pays qui , malgré ses divisions politiques et ses crises , comme en en avait témoigné l’affaire Dreyfus , entend affirmer sa conscience nationale .
Dès l’été 1914, la France mobilise 3 ,6 millions d’hommes.
Alors que le service militaire n'est pas obligatoire, 14 000 réunionnais vont se porter volontaires .Ils furent d'abord incorporés dans les troupes coloniales puis dans lestroupes métropolitaines, 3 000 d'entre eux ne reviendront pas.

B° L’ « union sacrée »

Doc p 139 Carte postale de 1916


La mobilisation totale a entraîné un rôle croissant de l’État .La première guerre mondiale a reconsidérer les relations entre pouvoir civil et pouvoir militaire .De même pour les démocraties à reconsidérer les relationsentre pouvoir exécutif et pouvoir législatif.
L’ensemble des organisations politiques soutient cette entrée en guerre.
Le monde politique enterre ses divisions d’avant guerre : les socialistes pacifistes se rallient à la politique de défense nationale .Les tensions, exacerbées par la loi de 1905, entre catholiques et laïcs s’apaisent : union de la « gueuse » et du « goupillon » Doc 6 p 137C° La mobilisation économique et sociale.


La guerre impose la reconversion de l’économie de paix en une économie de guerre .Il faut en effet produire , en quantité croissante , armes et munitions .Pour exemple la fabrication quotidienne des obus de 75 est multipliée par 38 ( 1914 : 4 000 ; 1916 : 151 000 ) . Les États interviennent dans l’effort deguerre .Le conflit entraîne une mobilisation économique sans précédent.

Doc 3 p 134 Les « munitionnettes »
Prends garde au môme... hein !

Dessin publié dans La Baïonnette, n° 124, 15 novembre 1917
« L'ouvrière, toujours debout, saisit l'obus, le porte sur l'appareil dont elle soulève la partie supérieure. L'engin en place, elle abaisse cette partie, vérifie les dimensions (c’est le...
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