Les liaisons dangeureuses

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  • Publié le : 13 novembre 2009
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Les Liaisons Dangereuses, un roman épistolaire de Cholderlos de Laclos, marque un changement signifiant dans les comportements et les moeurs de l'aristocratie à la fin du
siècle des lumières, donc juste avant la révolution française. Le Vicomte de Valmont et la Marquise de Merteuil, les deux représentantes de cette pensée libertine, sont des personnages qui empruntent de leur cote ténébreux etde leur intelligence pour frapper leurs amants respectifs avec une malice surprenant. Notamment, la Marquise, qui est de coeur froid et encore plus vilaine que sa rivale, est libre de toute notion de vertu, ainsi elle se permet tout. Elle n'agit que dans son intérêt et pour son propre plaisir.
Quoiqu’elle haïsse les femmes et les hommes également, elle est d'avis plutôt féministe, en surcroîtd'être libertine, puisqu'elle défend l'idée que le sexe féminin est supérieur en toute mesure. Elle trahit toute femme qui se montre faible dans ses yeux, et elle se venge de tout homme pour exprimer sa supériorité. Valmont aime au moins un de ses amants, Mme de Tourvel, brièvement avant de la détruire, tandis que la Marquise ne se fie pas à aucun sentiment d'amour.

Si l'on soulève lesbarrières morales de la raison (Saint Amand 6), si Dieu n'y est pas et la raison est le seul modérateur des choix, on peut ainsi comprendre que les lumières ont connu une liberté vaste et plus intéressée que jamais. Pourvu que la philosophie de libertinage soit véhicule par la raison, si les femmes s'en servent comme Mme de Merteuil elles s'élancent
dans un monde plus moderne et opportune que celuiqui les femmes avaient connu jusque la.
Je tenterai de démontrer que le libertinage permet à la Marquise de Merteuil d'acquérir une certaine indépendance au sein de la société.

La Marquise est jeune, belle et veuve, ce qui lui permet une plus grande liberté d'action dans la société. Aucun homme ne règne sur elle, n'ayant pas de mari pour la retenir ou lui
obliger à un devoir conjugal. Elles'en débarrasse également des femmes dans sa vie. Dans sa jeunesse elle n'a pas vécu au couvent, et elle n'avait aucun copine à confier ses désires et pour l'apprendre le savoir de la séduction (Laclos 175). Déjà habituée à ne pas avoir les amitiés féminines, Mme de Merteuil ne trouve pas de menaçante chez les femmes autant qu'elle ne se dévoile pas devant elles.
Mme de Merteuil est une femmequi s'est crée toute seule, « je puis dire que je suis mon ouvrage » (Laclos 175). Elle ne dépend de personne, elle est une individuelle que cherche la liberté de poursuivre certains dits intellectuels et sociaux qui dépasse ce que d'autres femmes a connu à cette époque. Sa curiosité pour le sexe et son désir de comprendre la psychologie des sexes lui motive à faire ces conquêtes qui ferontpreuve de son intelligence ainsi que sa prouesse.
Elle dépouille toutes les constructions sociales que les autres, par leur nature faible et complaisante dans la société, tentent de lui faire croire. Notamment, elle suggère que la virginité est une construction sociale (Laclos 176) qui sert à rendre les femmes soumisses en mettant tellement de l'importance sur cet événement. Elle estime que lasociété rattache certaines idées et valeurs à ce premier rencontre. Elle croit que ce n'est qu’une expérience comme tous les autres. Elle ne se fie pas de consensus général qui dit que cette expérience serait douloureuse tout en faisant plaisir à la femme, ce qui pourrait impliquer que la femme doit subir de la peine de cette domination et en même temps elle doit jouir de se rendre. Elle apprend vite cequ'il lui faudrait pour gagner la confiance de son mari, ce qui était une étape important dans sa quête et dans l'apprentissage de la séduction Si elle peut tromper son mari, elle pourrait tromper n'importe qui bien plus facilement quand elle s'emparerait de lui.
Mme de Merteuil est un personnage assez ambivalent. Elle épouse une philosophie qui maintient que la femme est supérieure aux...
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