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  • Publié le : 13 décembre 2010
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TEMA: ANALIZA UNUI TEXT LITERAR DIN PERSPECTIVA ACTELOR DE LIMBAJ SI A TEORIEI ENUNTARII


Le fragment soumis à l’analyse qui fait partie de l’œuvre de Raymond Queneau « Zazie dans le métro » met en œuvre une approche nouvelle afin de déceler le jeu des déictiques qui témoigne de la subjectivité, les contenus présupposés et sous-entendus qui donnent l’occasion aux personnages de se cacherderrière le sens littéral des mots, de ménager la sensibilité de l’interlocuteur, ou d’échapper à la responsabilité d’avoir dit quelque chose de malveillant, les actes de langage, la polyphonie qui met en doute l’unicité du sujet parlant et mène à une fusion des voix, les maximes conversationnelles et les lois de discours qui analysent les interactions des personnages, qui nous montrent si lespersonnages adhèrent ou non à leurs propos, si leur intervention est pertinente, s’ils donnent ou non le maximum d’informations, si leur contribution à l’échange verbal est véridique ou non.
De surcroît, comme toute énonciation est une allocution, elle postule un allocutaire qui est présent sous la forme de l’appellatif vous de politesse. Le principe qui guide le choix de tu et de vous c’estl’appartenance à la même sphère de réciprocité, l’allocutaire n’appartient pas à la même sphère que le locuteur. Leur interaction se caractérise par l’absence de la sphère commune et dans ce cas on vouvoie pour marquer l’exclusion, la mise à distance, en l’occurrence dans l’échange verbal entre Charles et Zazie, les interlocuteurs n’appartiennent à la même sphère de réciprocité.
Du point de vue del’activité énonciative, le fait de se vouvoyer c’est imposer au dialogue avec autrui un certain cadre. Ce cadre pourrait être accepté ou refusé, mais le refus pourrait signifier une certaine agressivité.
Le déictique je désigne à la fois le sujet de l’énonciation- celui qui est responsable du dire et le sujet de l’énoncé. Je qui désigne le locuteur pose une identité référentielle qui renvoie à celui quiparle.
Le déictique ce renvoie à l’espace référentiel. Les démonstratifs ce, ça, contribuent à produire l’espace référentiel qui entoure le locuteur, marquent à la fois la distance entre le regard et l’objet. Le démonstratif marque l’opposition du proche et du lointain et par le démonstratif ce, ce sont les énonciateurs qui donnent leur référent et produit un effet d’authenticité.
Lesdéictiques spatiaux à quelques mètres, au-dessus, d’ici, s’organisent à partir de la position du corps de l’énonciateur tandis que les déictiques temporels plus tard, tout le temps, prennent pour origine le moment où celui-ci parle. Ainsi les déictiques se fondent-ils sur le moment de l’énonciation.
De plus, si l’on analyse la polyphonie on doit avoir en vue le terme de polyphonie qui était assezcourant dans les années 20, sans acquérir les nuances dues aux travaux d’O. Ducrot.
Depuis les années 80, le travail de M. Bakhtine a été redécouvert par certains linguistes. Ainsi, en France, O. Ducrot a développé une notion proprement linguistique de la polyphonie dont il se sert pour analyser toute une série de phénomènes linguistiques. Le but de Bakhtine tout comme celui de Ducrot est le même :mettre en doute l’unicité du sujet parlant.
L’objectif d’O. Ducrot est de contester et de remplacer l’unicité du sujet parlant, c’est-à-dire le fait que chaque énoncé possède un et un seul auteur.
O. Ducrot se détache de la théorie de Bakhtine qui a été appliquée à des textes, à des suites d’énoncés, jamais aux énoncés dont ces textes sont constitués et cette théorie n’a pas réussi àmettre en doute le postulat selon lequel un énoncé isolé fait entendre une seule voix.
Dans le fragment soumis à l’analyse, il n’y a pas seulement une pluralité de voix mais aussi une pluralité de consciences et d’univers idéologiques- la conscience du narrateur (les commentaires du narrateur au présent qui apportent des informations sur le personnage, la citation comme intertexte « L’être ou...
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