Les obseque de la lionne

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  • Publié le : 18 février 2010
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Le malade imaginaire, Molière

Acte II, scène 5

I/ La stupidité de Thomas Diafoirus

1) Ridiculisé par son père

• Thomas est bête, stupide, son père le dit sans détour ( «il n’a jamais eu l’imagination bien vive »(l.98, 99), « ni ce feu de l’esprit que l’on remarque chez quelques uns »(l. 99) , « il n’a jamais été ce qu’on appelle mièvre et éveillé »(l.102). Deshyperboles « on eut toutes les peines du monde à lui apprendre à lire »(l.105, 106), « il avait neuf ans, qu’il ne connaissait pas encore ses lettres »(l.106) viennent renforcer la simplicité d’esprit de Thomas.

• Son père le qualifie «d’arbres tardifs »(l.108), explique que « à force de battre le fer »(l.116), il a obtenu sa licence( confirmation de la stupidité de Thomas.

• Onapprend aussi que Thomas est borné : « il s’attache aveuglément aux opinions de nos anciens et que jamais il n’a voulu comprendre les prétendus découvertes de notre siècle»(l.126). En plus d’être stupide, il est aussi borné car il ne veut pas admettre des résultats prouvés scientifiquement.

• Tout le discours du père est truffé de négations « ni ce feu de l’esprit » (l. 99),  «il neconnaissait pas encore ses lettres » (l.106), «il n’a jamais eu l’imagination bien vive », « il n’a jamais été ce qu’on appelle mièvre et éveillé » (l.102), « ne disant jamais mot et ne jouant jamais »(l.104), « jamais il n’a voulu comprendre les prétendus découvertes »(l.127). Ces négations mettent en relation l’absence de toute qualité chez Thomas.

• M. Diafoirus, venu faire l’élogede son fils, obtient l’effet contraire. En pensant mettre Thomas en valeur par sa « persévérance » au travail, il ne fait que décrédibiliser Thomas en avouant son évidente stupidité. Ce manque de discernement de la part du père suffit à le ridiculiser lui-aussi.

• On apprend qu’à la faculté, Thomas va « argumenter à outrance pour la proposition contraire »(l.121). C’est uncontradicteur qui ne cherche pas à comprendre( imbécile.

2) Thomas, ridicule à lui tout seul

• Il met en évidence sa stupidité : « tirant une grande thèse »(l.130)qui n’est en fait qu’une simple affiche, « des prémices de mon esprit »(l.134)( orgueilleux alors qu’on a vu qu’il était stupide. Il soutient une thèse contre les partisans de la circulation du sang dans les veines alors queceux-ci ont prouvés scientifiquement leur thèse( démarche stupide et inutile.

• Il est très maladroit avec les femmes. Il propose deux cadeaux à Angélique ( « j’ai contre les circulateurs soutenu une thèse, qu’avec la permission de monsieur, j’ose présenter à mademoiselle »(l.131) , « je vous invite à venir voir l’un de ces jours[…] la dissection d’une femme »(l.139) ( celle-ci s’enmoque complètement. Ses offres sont déplacées « Monsieur, c’est pour moi un meuble inutile »(l.135)et elle ne prend pas la peine de répondre à la deuxième offre( mépris d’Angélique vis à vis de Thomas. Toinette elle, répond à Thomas alors que ce n’est pas son rôle « Donnez, donnez, elle est toujours bonne à prendre pour l’image. Cela servira à parer notre chambre »(l.137), « il y en a qui donne lacomédie à leur maîtresse, mais donner une dissection est quelque chose de plus galant »(l.142)( ironie de la part de Toinette.
Après avoir été ridiculisé par son père, Thomas s’attire le mépris d’Angélique et de Toinette qui renforce le comique de la scène par son ironie.

Conclusion: Thomas Diafoirus, que ce soit à travers le portrait que son père fait de lui ou à travers ses propresrépliques, apparaît comme un individu stupide et borné. Il se rend ridicule aux yeux de sa fiancé et discrédite les médecins.

II/ Une médecine formaliste et rétrograde

1) Formaliste

• Quand Toinette affirme «  ils sont bien impertinents de vouloir que, vous autres, messieurs, vous les guérissiez ! […] vous n’y êtes que pour recevoir vos pensions et leur ordonner des...
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