Les ressorts du comique dans fin de partie de samuel beckett

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  • Publié le : 29 septembre 2010
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Samuel Beckett est un écrivain, dramaturge et poète. Il est l’auteur de « Fin de partie » créée en français le 1er avril 1957. Ses œuvres principales sont «  En attendant Godot », « la trilogie: Molloy, Malone meurt, l’Innommable » et « Fin de partie ». Son nom est généralement associé au théâtre de l’absurde. Il appartient donc au mouvement de l’absurde et au genre du théâtre de l’absurde, termeformulé en 1962 par l’écrivain Martin Esslin. Ce genre traite fréquemment de l’absurdité de l’homme et de la vie en général. Beckett a cette particularité avec Eugène Ionesco d’exposer une philosophie dans un langage lui-même absurde, réduisant les personnages au rang de pantin, détruisant entre eux toute possibilité de communication .
Nous allons voir les différents ressorts de comique dans«  Fin de partie » . Dans un premiers temps nous identifierons et analyserons les différentes formes de comiques. Puis dans un second temps leurs buts majeurs .

Pour faire rire au théâtre, il existe différents procédés qui reposent sur des moyens divers. Le comique de gestes fait parti de l’un d’eux. Ce comique de gestes est mis en avant par des positions ridicules, des expressions du visageprononcés, le ton de la voix , mais aussi parfois par des costumes extravagants ou ridicules. Nous connaissons des comiques de gestes qui ressemblent a des stéréotypes, comme les coups de bâtons , ou le lancer de tarte à la crème , provoquant le rire chez les lecteurs ou spectateurs de la pièce. Dans «  Fin de partie » , nous pouvons dire que le comique de gestes est incarnée par Clov . Clov est unpersonnage exposant la souffrance à l’état pure . Il est raide, bloqué, sa démarche est vacillante. C’est un être dont le déplacement est difficile. Chacun de ses gestes amène à la démesure et à l’excès entraînant un rire mécanique du spectateur face à un comédien jouant une pièce à lui tout seul sans même prononcé un seul mot . La pièce de Samuel Beckett n’est pas conçue de façon classique, iln’y a pas d’acte ni de scènes bien distinctes. On peut néanmoins percevoir une chronologie de ce qui pourrait s’appeler des « scènes » Dans cette scène Clov découvre qu’il a une « puce », « Clov (avec angoisse, se grattant). J’ai une puce! » , nous avons face à nous un homme aux gestes maladroits se grattant avec démesure tout en sortant de scène , puis refait son apparition avec «  un cartonverseur à la main » , nous voyons un excès par l’objet utilisé , tout est grand et impressionnant . «  Clov dégage sa chemise du pantalon, déboutonne le haut de celui-ci, l’écarte de son ventre et verse la poudre dans le trou. Il se penche, regarde, attend , tressaille, reverse frénétiquement de la poudre, se penche, regarde, attend », cette didascalie impose le rire au public , de part sa répétitionde mouvements saccadés et maladroits mais aussi par sa mise en scène , d’un personnage versant en énorme quantité une poudre blanche à l’intérieur de son propre pantalon provoquant par le mouvement et l’agitation un nuage abondant de fumée , mais aussi par la tenue du personnage extrêmement grande pouvant permettre d’introduire un « carton » d’insecticide sur lui . Cette démesure fait rire, maisces gestes maladroits et répétitifs , nous les retrouvons nous aussi dans notre vie de tous les jours, ce rire que l’on porte sur ce personnage , et en faite un rire sur nous, nous nous moquons de nous même .
Le second procédé comique que nous étudierons sera le comique de paroles, ou de mots . Les auteurs de théâtre, de comédies usent et abusent de la langue française, pour faire de cettelangue un vrai jeu de mots. Ils jouent sur les mots, sur les sons , sur la langue, sur les répétitions afin de provoquer le rire de l’interlocuteur. Beckett nous fournit durant toute son œuvre une quantité impressionnante de comique de mots . Pour illustrer ce comique , nous allons étudier la suite de la scène de la « puce » :
«  - Hamm : tu l’as eue ?
- Clov : on dirait. ( il lache le...
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