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  • Publié le : 20 octobre 2010
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ARGUMENTS POUR LA DÉFENSE DU DROIT DE VOTE DES IMMIGRÉS

- La participation politique est un droit qu’a toute personne, mais l’Espagne ne reconnaît pas ce droit.

- Il est incongru de dire que l’on prétend à l’intégration des personnes immigrées dans notre société si dans le même temps on leur refuse le droit à la participation politique. Le vote est un facteur d’intégration. On nepeut pas demander à quelqu’un qu’il se sente à l’aise dans cette société, qu’il soit responsable et qu’il s’y intègre, quand on ne lui permet pas de participer en son sein et de prendre des décisions sur son futur.

- Il nous paraît difficile de justifier démocratiquement que des millions de personnes en Espagne accomplissent leurs devoirs, payent leurs impôts mais qu’ils ne voient toutefoispas reconnus leurs droits, concrètement le droit de vote, et par conséquent, qu’ils ne puissent pas décider qui va influencer leurs vies, leur travail, l’éducation de leurs enfants…

- Nous devons assumer que la seule alternative pour atteindre un développement espagnol et européen juste, humain et solidaire est de travailler pour la suppression de toute discrimination injustifiée à l’égardde tout individu ou collectif qui font partie de notre Communauté.

- La négation du droit de vote aux personnes immigrées provoque une grave inégalité par rapport aux personnes autochtones.

- Maintenir des réalités d’exclusion légale et sociale met en péril la coexistence et la paix sociale et c’est la preuve d’une grande insensibilité de la part de nos gouvernements.

- Nousdemandons à ce que la citoyenneté sois associée à la résidence et non à la nationalité.

- L’Europe et l’Espagne ne peuvent pas continuer à traiter ces personnes comme si elles étaient de seconde catégorie, tandis qu’ils proclament l’égalité des droits.

- Le droit de vote est un des droits fondamentaux des personnes, comme l’indique la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de1948.

- Les carences juridiques des mécanismes de promotion sociale et de participation politique relèguent les personnes immigrées à une condition inférieure.

- Avancer dans la citoyenneté suppose de rompre avec la vision instrumentale et utilitariste de l’immigration, limitée au marché de travail et avec une idée provisoire de sa présence.

- Une société qui se divise entredes citoyens de 1ª et des citoyens de 2ª est une société injuste.

- L’état de bien-être ne peut pas seulement être réservé à une partie de la société.

- L’accès au vote de toute la citoyenneté est une chose qui bénéficie à tous car nous allons connaître toutes les opinions, et dans la mesure où il sera reconnu à tous, il sera plus démocratique. L’exclusion est tout le contraire de ladémocratie.

- La société espagnole sera meilleure dans la mesure où elle sera plus démocratique.

- Empêcher que les personnes étrangères qui résident en Espagne ne puissent pas voter ni être élues renforce la figure de l’immigré comme pure force de travail, et le rend invisible dans d’autres domaines fondamentaux de la vie sociale.

- Marginaliser les immigrés réguliers enempêchant leur droit de vote c’est parier politiquement pour créer des conditions qui favorisent l’exclusion sociale.

Sur le concept de citoyenneté:

- Dans l’Europe des 25, et évidemment en Espagne, il est urgent de définir un autre modèle de gestion de la pluralité culturelle déjà existante et de l’accroissement de cette dernière qui se produira dans le futur. Toutefois, ni le cadre actueldes politiques migratoires en Espagne ni le projet de Traité d’une Constitution Européenne ne garantissent tel objectif. Le fait que la porte d’accès à la citoyenneté locale et européenne reste fermée à toutes les personnes immigrées en est un clair exemple.

- Il est nécessaire d’ouvrir un processus de vaste consensus social pour faciliter l’accès à la citoyenneté -c’est à dire à...
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