Marcel pagnol

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  • Publié le : 8 mars 2010
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Marcel Pagnol est né à Aubagne (Bouches du-Rhône) le 28 février 1895 ; il est mort à Paris le 18 avril 1974. Il fait ses études secondaires à Marseille tout en commençant à écrire des poèmes pour la revue Massilia. En 1913, il entre à la Faculté des Lettres d'Aix-en-Provence et fonde la revue Fantasio qui deviendra Les Cahiers du Sud. En 1915, licencié d'anglais, il est nommé professeur auCollège de Tarascon puis, en 1917, au Collège de Pamiers. Il revient à Aix-en-Provence comme répétiteur en 1918. Il occupe le même poste au Lycée Saint-Charles de Marseille et se met à écrire des tragédies. En 1925, il "monte" à Paris comme répétiteur au Lycée Condorcet et commence à fréquenter les milieux littéraires. En 1925, il fait représenter Les Marchands de gloire au Théâtre de la Madeleine. Lapièce n'a pas grand succès. Nullement découragé, il fait jouer Jazz l'année suivante au Théâtre des Arts. En 1927, il abandonne l'enseignement.

En 1928, Topaze est donné au Théâtre des Variétés sur la recommandation d'Antoine et obtient un succès considérable. Il en est de même pour Marius représenté en 1929 avec Raimu dans le rôle de César. En 1931, Pagnol réalise son premier film tiré de Mariussous la direction de Korda. De ses pièces Fanny (1932) et César (1933) il fera d'autres films. Il fonde en 1935 Les Cahiers du cinéma pour défendre ses théories sur le septième art. Il adapte pour le cinéma des sujets empruntés aux romans de Giono. Il fait quelques incursions du côté du roman – Pirouettes (1932), L'Eau des collines, en deux parties : Jean de Florette et Manon des sources (1964) –ainsi que du côté de la traduction – Hamlet (1947), Les Bucoliques (1958). Après la Seconde Guerre mondiale, Marcel Pagnol est élu à l'Académie française (1946). Il revient au théâtre avec Judas (1955) et Fabien (1956), pièces qui connaissent des fortunes diverses. Ce sont surtout ses souvenirs d'enfance qui lui vaudront un regain de succès : La Gloire de mon père (1957), Le Château de ma mère(1957), Le Temps des secrets (1960) et Le Temps des amours (posthume, 1977).

Marcel Pagnol a fait rire. Puis il a ému. C'est beaucoup. Qu'entre ces deux sortes d'émotion, il y ait d'étroites relations, impossible d'en douter. Du théâtre au cinéma, puis aux souvenirs d'enfance, il sut préserver une continuité dans le ton. Ce qu'on en retient, c'est le naturel, la spontanéité. On oublie que cesqualités n'étaient pas innées chez lui. Nourri des classiques, il lui a fallu beaucoup travailler pour les acquérir. L'un de ses amis, Yvan Audouard, écrit : "La pièce de Marcel Pagnol, Phaéton, si elle ne semble pas tenir dans l'histoire du théâtre une place de premier plan, fut à lui-même fort utile. Il a renoncé à la tragédie pour la comédie dramatique. Il a admis qu'il pouvait écrire une pièce enprose.

Mais les fantasmes universitaires ne sont pas encore totalement dissipés." Justement, son succès au théâtre viendra de ce qu'il n'hésite pas à reprendre à son compte le mélodrame "qui fit pleurer Margot" dans la célèbre trilogie Marius - Fanny - César. Il suffit d'évoquer ces trois noms pour se souvenir aussi d'une intrigue très charpentée, s'appuyant sur des personnages fortementtypés, qui semblent bondir de la rue pour entrer en scène. Mélodrame mais aussi théâtre de Guignol. Dans Topaze, si la morale est bafouée, c'est que cette morale est d'abord immorale. Qui n'a rêvé un jour de réduire à quia les princes qui nous gouvernent ? Cette pièce qui n'a pas vieilli a survécu aux assauts de l'avant-garde des années 50. Au demeurant, le théâtre de Pagnol fut servi par des comédienssuperbes. Ce théâtre se maintient aussi par son langage.

Né de l'observation des petites gens de Marseille qui secouent, sans le faire exprès, notre langage littéraire trop souvent porté à une certaine sclérose d'expression, il apporte sur la scène la vie toute crue. Marcel Pagnol le savait et disait que son théâtre n'est pas un "théâtre de bibliothèque" ou d'avant-garde "mais le vrai,...
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