Mise en forme des institutions de la iiieme république

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  • Publié le : 5 octobre 2010
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Chapitre 1 :
Mise en forme des institutions et « compromis républicain »

Introduction :
1870-1958 temps de deux Républiques, la IIIème et la IVème, lors de l’instauration de ces deux régimes, les décalages entre la façon dont les institutions ont été pensées et celle dont elles ont été conçues donnent lieu à des pratiques politiques, elles aussi, laborieuses. La conception de cesinstitutions est donc extrêmement compliquée : le cadre institutionnel de la IIIème République, alors lié aux diverses luttes politiques, est marqué particulièrement par les résultats de compromis, d’arrangements etc… négociés difficilement. Ce cadre institutionnel, définit par une Assemblée alors hostile au régime Républicain, n’est pas censé durer, la IIIème République, elle-même, n’était pas faite pourdurer.
I- Une République aux mains des monarchistes (1870-1877)
A- Des premières élections libres dans un contexte d’occupation
L’Empire est renversé très vite par une IIIème République, très rapidement installée. L’Empire chute dans un contexte de défaite militaire à Soudan : la défaite rapide de la France face aux armées prussiennes en septembre 1870 entraîne l’effondrement de l’arméefrançaise. Elle annonce la chute du pouvoir, le chef de l’Etat étant fait prisonnier.
Un an auparavant, en 1869, Napoléon III avait toléré quelques idées républicaines : il avait donné l’autorisation de l’élection du corps législatif impérial. Les élus assurent donc en 1870, l’intérim. Ce gouvernement provisoire, qui n’a pas été élu, regroupe quelques républicains, « les élus deParis »(Gambetta, Ferry, Faure…). Il est présidé par le général Trochu qui donne une couleur patriotique à ce gouvernement composé des figures connues de la mouvance politique. Ce gouvernement n’a aucune légitimité, tout comme l’Assemblée où les députés avaient été élus dans un contexte de « vide politique ». Se sentant non-légitimes, de nombreux mouvements de protestation ont alors lieu : cette Assemblée devaitson pouvoir au régime autoritaire. Le vide politique prenant de l’ampleur, la fondation de la République s’effectue par proclamation.
Cette instabilité gouvernementale permet à l’armée prussienne de gagner du terrain ainsi, elle encercle Paris.
Le gouvernement de défense nationale souhaite :
* Organiser le plus rapidement possible des élections libres au suffrage universel direct afin derétablir le legs de 1848.
* Rétablir la paix à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières
Ce gouvernement sous la souveraineté nationale a si peu d’autorité qu’il est inconnu en province. Il est isolé à Paris ainsi il fait place à des émeutes populaires : « la Commune de Paris » est créée comme réaction à la capitulation possible face aux armées prussiennes.Léon Gambetta, du parti le plus à gauche des Républicains, veut la guerre à outrance face aux armées prussiennes victorieuses. Il affirmera d’ailleurs  « On ne peut pas fonder la République sur une défaite », l’armée prussienne occupe 1/3 du territoire, il considère que la victoire est encore possible.Beaucoup vont alors penser que Gambetta veut mettre en place une dictature personnelle et ont peur qu’il est trop d’influence.
Bismark, quant à lui, refuse de signer l’armistice tant que le gouvernement n’est pas stable : le gouvernement n’arrive pas à faire face à la force militaire des armées prussiennes, la défaite du maréchal à Metz l’a d’ailleursprouvé.
Ce contexte de défaite où même la capitale est livrée à l’armée ennemie donne lieu au suffrage universel direct du 8février 1871. 43 départements occupés par l’armée prussienne y participent. Ce sont des élections législatives afin de désigner des députés. 645 sièges sont à pourvoir :
* 400 sont gagnés par les monarchistes ( 214 pour les orléanistes,186 pour les légitimistes)
*...
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