Opposition entre machiavel et descartes

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  • Publié le : 20 septembre 2009
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Commentaire critique
Sujet 2

La constante évolution de la technologie et des sciences, ainsi que la vitesse démesurée à laquelle celles-ci se développent sont une caractéristique importante de la société moderne. Certains énoncent que les nouvelles inventions augmentent grandement notre qualité de vie, alors que d’autres ont des réserves sur ce fait, stipulant que ces découvertestechnologiques créent de nouveaux besoins. De grands philosophes ont abordé ce sujet et ont tenu des propos diamétralement opposés. Par exemple, René Descartes se situe du côté de ceux en faveur du développement de la science, alors que Jean-Jacques Rousseau ne croit pas aux bienfaits imminents de la technologie. Une première analyse consistera à l’étude de la position qu’à Descartes sur ce sujet, uneseconde portera sur le point de vue de Rousseau et une dernière étude fera part de ma position quant à ce thème.

Tout d’abord, René Descartes a vécu de 1596 à 1650, soit vers la fin de la Renaissance. Le contexte historique de ces années peut permettre d’expliquer et de mieux comprendre les positions de ce philosophe. En effet, ces années correspondent aux premiers balbutiements de l’ère desrévolutions, époque où la science et la technologie commencent à prendre l’importance que l’on leur réserve aujourd’hui. Les connaissances au niveau des sciences étaient extrêmement limitées. Dans la médecine par exemple, il était interdit par l’Église de faire des dissections, ce qui limitait le traitement des maladies. C’est dans cette époque que se situe Descartes. On peut comprendre son désarroi faceà la science, et son désir de trouver une méthode efficace dans le but d’accroître nos connaissances. Descartes possédait une immense soif de connaissances, qu’il désirait employées dans le but d’augmenter notre qualité de vie et de devenir les « maîtres et possesseurs de la Nature[1] ». Ainsi, dans la sixième partie du Discours de la méthode, il évoque les raisons qui le poussent sans cesse àcontinuer sa quête de vérité et les conséquences que ces découvertes pourraient apporter à l’ensemble des gens : « Ce qui n’est pas seulement à désirer pour l’invention d’une infinité d’artifices, qui feraient qu’on jouirait, sans aucune peine, des fruits de la terre et de toutes les commodités qui s’y trouvent, mais principalement aussi pour la conservation de la santé, laquelle est sans doute lepremier bien et le fondement de tous les autres biens de cette vie […] et qu’on pourrait exempter d’une infinité de maladies, tant du corps que de l’esprit, et même aussi peut-être de l’affaiblissement de la vieillesse, si on avait assez de connaissance de leurs causes, et de tous les remèdes dont la nature nous a pourvus[2]. »On peut donc comprendre que Descartes est persuadé que le progrès auniveau des sciences est un bien extrêmement convoitable rendant la vie paisible et sans peine pour parvenir à nos besoins ainsi que nous permettant de vivre plus longtemps et en meilleure santé.

Rousseau croit que l’avancement technologique a diminué grandement le bonheur des gens vivants en société et la liberté dont ceux-ci jouissaient. En effet, au tout début, les hommes à l’état de la naturevivaient seuls et pouvaient parvenir aisément à leurs besoins premiers, soient celui de se nourrir, de se reposer, de s’accoupler et d’éviter la douleur. Comme ceux-ci parvenaient à répondre à leurs besoins et à l’amour de soi, ils étaient heureux et libres, car il n’y avait pas de lois et pas de restrictions qui ont été mises en place suite aux progrès de la science. L’avancement de la technologiea ensuite mené à l’invention d’outils qui étaient inutiles auparavant rendant les hommes à l’état de la nature plus faibles et en moins bonnes conditions physiques. L’avancement de la société a créé avec lui un nouveau sentiment, celui de l’amour-propre. C’est principalement cette émotion qui a radicalement altéré le bonheur des hommes en créant de nouveaux besoins qui n’étaient pas requis...
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