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  • Publié le : 22 mars 2011
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Les traitements ophtalmiques topiques
* Les médicaments topiques ophtalmologiques sont appliqués à la surface de l’œil par instillation (collyres, gels) ou application (pommades).
1-Solutés de lavage oculaire
* Ce sont des solutions salées isotoniques (Optrex) additionnées d’acide borique (Dacryoserum, Phylarm) et/ou d’acide salicylique (Ciella, Sophtal). Certaines sont hypertoniques(Serophta, eau de mer stérile).
* Les unidoses sans conservateurs sont préférables en cas d’utilisation prolongée ou répétée.
2- Les amidines
* Apportent le meilleur rapport efficacité/tolérance : l’hexamidine di-isthionate (Désomédine), très efficace sur les amibes, est indiquée chez les porteurs de lentilles de contact ou pour les conjonctivites de type « piscine ».
* Lapicloxidine (Vitabact) est utilisée dans la prévention anti-infectieuse préopératoire et le traitement adjuvant des conjonctivites virales ou des corps étrangers oculaires.
* La povidone iodée (Bétadine 5 %) est à présent le produit de choix de l’antisepsie de contact péri opératoire en chirurgie oculaire.
* La forme à 10 % aqueuse peut être utilisée sans inconvénient.
* Un temps de contactsuffisant doit être respecté.
* Les ammoniums quaternaires (Bactyl, Biocidan), les mercuriels (Ophtergine, Vitaseptol) et les argentiques (nitrate d’argent, Stillargol) sont moins efficaces et plus toxiques ou allergisants pour la surface oculaire. Leur usage devrait être limité.
Les formes avec vasoconstricteurs (Sédacollyre, Visiodose) doivent être évitées car elles favorisent un effetrebond et une accoutumance conduisant à des complications chroniques
* À éviter également, le Collyre bleu Laiter qui peut entraîner des pigmentations conjonctivales.
* L’utilisation prolongée de Pommade Antiseptique calmante (Chauvin) exposera, elle, à une kératite sévère.
3- Substituts lacrymaux
* Ce sont des collyres ou gels de viscosité variable, qui permettent d’hydrater de façontransitoire la surface de l’œil en cas de sécheresse oculaire.
* Les formes contenant des conservateurs sont à proscrire car ils réduisent la mouillabilité de la surface cornéenne, accélèrent l’évaporation des larmes et présentent une cytotoxicité majorée en cas de sécheresse oculaire !

* Les larmes artificielles sont de simples solutés salés isotoniques (Larmabak, Unilarm), ouhypertoniques (Larmes artificielles).
* Le meilleur substitut actuel est le hyaluronate de sodium (Hyabak, Ilast, hylocomode). Il a pour avantage une meilleure tolérance (viscosité réduite par le clignement) et une meilleure rémanence cornéenne (bio adhésivité et effet prolongé).
* Grâce à la présence sur la cornée de récepteurs spécifiques, on note un effet pharmacodynamique probable sur lacicatrisation.
* Contrairement aux autres, il ne laisse pas de dépôts ou de cristaux résiduels en séchant.
* Un équivalent du hyaluronate, la chondroïtine (Lacrypos) est malheureusement formulé avec du borate phenylmercurique pouvant induire des réactions allergiques.
* Les produits dérivés d’un polymère synthétique de type carbomère se distinguent essentiellement par le conservateur utilisé :du plus toxique, le benzalkonium (Gel-Larmes, Siccafluid) au moins toxique, le cétrimide (Civigel, Lacrifluid) en passant par le mercurothiolate (Lacryvisc).
* D’autres polymères synthétiques sont utilisés, tels que la povidone (Dulcilarmes, Refresh) ou les dérivés de la cellulose (Suprafresh, Lacrisert Insert, celluvisc).
* Certains de ces produits sont présentés sans conservateurs(unidoses ou système Abak).
4- Anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS) ou corticoïdes:
* Les AIS topiques sont principalement indiqués pour le traitement préventif de l’inflammation postopératoire et du rejet de greffe de cornée, ainsi que pour le traitement curatif des uvéites et état inflammatoire d’origine ciliaire.
* De nombreux AIS sont présentés en association avec des antibiotiques...
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