Philo

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 13 (3089 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 30 novembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
1er site:

• société : association d'individus qui constitue le milieu où chacun s'intègre. Toute espèce vivante est plus ou moins sociale ; mais tandis que les sociétés animales sont naturelles et gouvernées par l'instinct, les sociétés humaines, organisées selon des institutions mobiles, véhiculent une culture.
• peut : Est-il possible, est-il légitime.
• religion :Étymologie discutée. Cicéron fait dériver le mot du latin relegere qui s'oppose à neglegere comme le soin et le respect s'opposent à la négligence et à l'indifférence. D'autres font dériver le mot de religare: La religion est avant tout le lien qui rattache l'homme à la divinité : «La religion consiste dans un sentiment absolu de notre dépendance.» (Schleiermacher). La religion c'est le sentiment quel'homme ne s'est pas donné lui-même l'existence, qu'il dépend d'un Être qui le dépasse infiniment. Sociologiquement, les religions sont les divers cultes organisés (avec leurs dogmes et leurs rites) pour rendre hommage à Dieu.

[pic]
La religion est-elle une caractéristique de toute société, et en est-elle une composante ? Mais ne peut-on pas se demander s'il pourrait exister une religion sanssociété ? Les relations entre les deux sont-elles seulement de cause à effet, ou sont-elles interdépendantes ? Que beaucoup de gens ne puissent pas se passer de croyance religieuse n'implique pas que la société soit liée à une religion. Nietzsche, avec sa phrase " Dieu est mort ", a bien montré qu'une des tendances des sociétés actuelles était d'amoindrir, sinon d'effacer, le rôle de la religion(surtout depuis l'holocauste et la seconde guerre mondiale). La société en a-t-elle été affectée ? A-t-elle évolué ? La croyance a-t-elle disparu avec la religion, ou s'est-elle reportée sur autre chose (un autre domaine irrationnel) ? On peut se demander si ce dont on parle est encore une religion, si la religion survit à la disparition de son statut social. Mais affirmer que le religieux estl'essence du social, c'est peut-être dire que le social ne saurait se passer de quelque chose qui tienne le rôle de la religion, et qui puisse être considéré à ce titre comme une religion.
2e site

De fait, les religions sont en recul dans les pays occidentaux. De moins en moins de gens pratiquent. D’ailleurs, ont-ils encore le souci de la transcendance, du « tout-Autre ? Rien n’est moins sûr. Ilsemble que ces sociétés modernes puissent se passer de toute référence à la religion. Le fondement et le fonctionnement de la société seraient donc autonomes par rapport à une référence au sacré, à la révélation d’un tout-Autre, de même qu’à l’égard de toute institution ecclésiastique.
Mais, en droit, est-il certain qu’une société puisse se passer de religion ? N’y occupe-telle pas unrôle qui la rende définitivement nécessaire ?
 
 
L’Etymologie du terme religion est incertaine. Le mot viendrait de « religare » signifiant « relier » . Selon Cicéron le terme viendrait de « religere »signifiant « respecter », « soigner ». La religion a donc pour fonction d’unir les hommes et la nature avec un ordre surnaturel transcendant qui fonde l’accord des hommes entreeux et à l’égard duquel ceux-ci doivent être soumis.
La religion a donc d’emblée le statut d’un fondement de l’ordre social. Et c’est non seulement les institutions politiques qu’elle fonde, mais également les mœurs, les tabous, les interdits, les prescriptions sociales.
Mais, que les premières sociétés aient été de l’ordre du sacré, ne peut expliquer le fait «  qu’il n’y a jamais eude sociétés sans religion »(cf, Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion). En effet, par delà la fonction fondatrice du politique sur le théologique, la religion occupe selon Bergson une fonction idéologique de renforcement du lien social qui, sinon, pourrait être dissout par l’intelligence.
Bergson distingue la « religion dynamique », de « la religion statique ». La...
tracking img