Platon - analyse

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  • Publié le : 3 juin 2011
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Parvenir aux essences
Platon récuse l’existence du traité philosophique : comment écrire sans qu’il en résulte un écrit ? Le discours animé par le savoir ne parle pas au nom d’un savoir, mais démontre comment il s’élabore en fonction d’un savoir qui est de ne pas savoir. Si Platon écrit des dialogues, c’est parce qu’il a tenté de multiplié les moyens de tenir à distance la fixité de l’écrit. «La pensée est un dialogue de l’âme avec elle-même » (Théétète) : un discours qu’elle entretient avec elle-même sur les choses qu’elle examine. Elle ne fait rien d’autre que de dialoguer avec elle-même, se faisant les demandes et les réponses, affirmant et niant. Il ne faut jamais ignorer que la philosophie est au service du vrai dans la mesure où elle est une démarche au service du vrai, c’est àdire que la démarche est constitutive de l’acte de philosopher, par l’étonnement. « C’est tout à fait l’état d’un philosophe : s’étonner. La philosophie n’a pas d’autres principes que celui-là ».
Pour Protagoras, relativiste, seul l’homme est la mesure de toutes choses. Ce sont les jugements qui prévaudront parmi les hommes qui seront les bons. Il n’y a pas d’absoluité du beau puisque ce quiprévaut aujourd’hui ne me garantit rien pour demain. S’étonner c’est l’embarras face à la contradiction du relatif qui provoque ce vertige de l’âme qui prend conscience de la nécessité de sortir du relatif.
L’étonnement est dynamique : il est provoqué par une réalité qui m’enjoint par sa contradiction de dépasser le nœud du réel. Il me conduit à penser qu’il n’est pas le dernier mot du réel.L’opinion est ambiguë, elle comporte plusieurs facettes. Dès lors, elle comporte plusieurs facettes car elle porte sur un objet qui porte plusieurs facettes. De plus, l’opinion porte sur un objet mouvant, par suite elle est elle même mouvante. Il faut distinguer l’opinion et la connaissance. Il y a des objets dont on ne peut pas avoir de connaissance, ils sont ambigus ou constamment en train de setransformer eux même. L’opinion c’est ce qui n’a aucune validité, car selon les personnes on donne de l’importance à des facettes différentes. Platon : « La pensée de cet homme qui connaît mérite selon nous le nom de connaissance, celle de l’autre qui juge sur l’apparence le nom d’opinion, ce qui est absolument est connaissable absolument ». Seul l’absolu peut être l’objet d’une connaissance absolue. Cequi est beau en soi est nécessairement et universellement beau. Il ne peut y avoir de science et de connaissance que ce qui est en soi toujours le même. « Dans une faculté je ne considère que ses effets et son objet, j’appelle identiques celles qui ont le même objet et produisent les mêmes effets ». Platon oppose la science qui porte sur l’absolu et l’opinion qui porte sur le circonstanciel. « Lamême chose ne peut être à la fois l’objet de la science et de l’opinion ».

Platon va faire l’opposition entre le philodoxe et le philosophe. Que veut dire clair et obscur chez Platon ? Platon : « Quand l’âme fixe ses regards sur un objet éclairé par la vérité et par l’être, aussitôt elle le connaît mais lorsqu’elle se tourne vers ce qui est mêlé d’obscurité sur ce qui nait et périt, elle n’aplus que des opinions » (République VI, 508d). C’est l’opposition entre le clair et l’obscur entre Descartes et Platon. Pour Platon, l’idée obscure c’est l’idée qui a pour objet ce qui est ambigu ou mouvant. Pour Platon c’est la condition de l’objet qui fixe les conditions de sa connaissance. Chez Descartes, l’idée claire c’est l’implication nécessaire perçue par l’esprit. L’idée est claire comptetenu de ses conditions d’existence au niveau de l’esprit. Chez Descartes, l’idée est obscure parce qu’elle est engendrée par l’association arbitraire de l’imagination. Chez lui, la vérité doit être fondée par la garantie divine. C’est le Dieu vérace qui garantit le fait que mon esprit est valide. La vérité c’est la garantie de l’esprit qui connaît. Pour Platon, la vérité c’est l’être qui est...
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