Poesie lyrique

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  • Publié le : 26 décembre 2011
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Nous vous proposons un plan que vous pourrez vous exercer à rédiger. La première partie est plus détaillée parce que plus complexe.

Introduction
Amorce : la poésie lyrique se nourrit de thèmes récurrents, notamment : – les rapports de l’homme, et plus spécialement du poète, avec l’écoulement du temps qui mène à l’angoisse et à la mort ; – les moyens d’y résister, de s’y soustraire. Texte etthèmes : Jaccottet, après Baudelaire dans « Recueillement », rassemble dans son sonnet « Sois tranquille, cela viendra… » écrit en 1954, soit presque quatre-vingt-dix ans plus tard, les trois sujets récurrents de la poésie lyrique : mort, amour et poésie. Annonce des axes : il s’agit d’un sonnet lyrique qui remplit la fonction traditionnelle de la poésie : faire partager ses sentiments, méditer surla vie et la mort… mais qui, au-delà, propose une réflexion sur le rôle de l’écriture, de la poésie, et, encore plus profondément, sur la réécriture.

I. Un sonnet lyrique qui s’inscrit dans la tradition poétique
1. Une énonciation de la confidence, mais ambiguë
• Méditation sous forme d’adresse : présence dès le 1er vers de l’interlocuteur sous la forme de la 2e personne du singulier « tu »et du mode impératif. • Mais incertitude sur l’identité de cet interlocuteur mystérieux : le poète s’adresse-t-il : – à lui-même : le « tu » est un déguisement (Maulpoix) du « je » de la poésie lyrique, qu’il remplace, et il y a donc dédoublement du poète ?
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– à un autre ? mais qui ? – ou les deux ? En tout cas, le « tu » est créateur d’intimité. – Cependant,étrangeté de « vos [quatre bras] » et de « vous deux » (v. 12), au lieu de « nos » et « nous deux » : le poète semble, un court instant, voir ces « deux » (le couple) du dehors, comme s’il n’en faisait pas partie. – En fin de poème (v. 14), retour du « tu » initial (v. 1) : le poème se referme sur lui-même → un espace littéraire clos, intime. • Une confidence rapide : brièveté du sonnet (formecourte). • Une proximité propice à la confidence, un espace restreint : impression créée par le champ lexical de la proximité : « approches » / « proche » à la rime (mis en valeur par leur place et leur radical identique). • Un espace intime, intériorisé – lieu intime et sensuel suggéré par les « quatre bras » noués ; – mention de « l’obscurité » (v. 11) ; – lieu mis en valeur par l’opposition avecle dehors, où l’on ne s’attarde pas (« sous des branches » (v. 5), nié par la négation « ne crois pas… » ; « de très loin », verbe « venir de » → un mouvement, pas de halte au dehors). m Finalement le danger vient du dehors (strophe 4) pour entrer dans l’espace intime.

2. Un sonnet de l’apaisement, une parole sécurisante
• Vocabulaire de l’apaisement : « tranquille » en début (v. 1) et fin (v.11) de poème dont une fois à la rime, comme encadrant le sonnet. Implicitement, l’adjectif renvoie à une angoisse préalable. • Statut de guide du poète : à travers l’impératif (« sois », v. 1 ; « ne crois pas », v. 5) qui implique le savoir, l’autorité. • Référence à l’enfance : un monde sécurisant → vocabulaire du jeu : « tu te rapproches, tu brûles », repris plus loin par « brûlante ». •Antithèses en faveur de l’apaisement : « douce … / cris doux… / … serrer avec force » et répétition du mot « doux ». • Jeu sur les sonorités, notamment à la strophe 1 : dures au début (« tranquille / viendra / Tu te rapproches / tu brûles / sera… »), puis mêlées à des sonorités qui les atténuent un peu, notamment le m, plus feutrées, plus douces (« poème / premier / mort / chemin »). • Emploi du futur decertitude : « cela viendra » → caractère inéluctable de ce qui va avoir lieu. • Une indétermination en fin de compte rassurante – le démonstratif « cela » qui renvoie à une indétermination finalement rassurante : ne pas nommer, c’est presque en dire moins ; – refus de dire « je », comme pour éloigner la mort de soi.
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• La personnification de la mort...
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