Pouvons-nous parler d'une permanence du sujet?

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  • Publié le : 25 mars 2010
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CONSIGNE: Respecter les étapes de l’argumentation!

Introduction: 3 temps
Amener le sujet: partir d’une situation banale où on fait l’expérience du problème posé par l’énoncé: même si notre comportement, nos idées, nos goûts évoluent tout au long de notre vie, on ne devient pas pour autant un autre individu: nous gardons la même identité. C’est cette identité qui fait de nous des sujets dedroit responsables. Pourtant, il arrive que le caractère d’un homme se modifie au point que l’identité de celui-ci soit altérée: on parle alors d’aliénation, littéralement le fait de devenir un autre. L’homme devenu fou perd sa capacité juridique: il n’est plus un sujet.
Amener la problématique: Pouvons-nous parler d’une permanence du sujet (énoncé de la question de la dissertation)? Le sujet,entendu comme l’être humain conscient et responsable de ses pensées et de ses actes, manifeste en effet une ambiguïté: d’un côté, il désigne ce qui constitue en propre l’individu que nous sommes, renvoyant à un pôle d’identité inaltérable, de l’autre, il présente une série de modifications, dont la plus évidente est l’évolution temporelle. Cette ambiguïté se retrouve au cœur de la notion elle-même desujet: n’oublions pas qu’au sens étymologique, « sujet » signifie « ce qui est en-dessous », autrement dit, ce qui est soumis. Le sujet est-il soumis au changement? Pour répondre à cette question, nous devrons déterminer ce qui constitue l’identité du sujet (problématique). En effet, qu’est-ce qui me permet de dire que je suis toujours le même? Le fait que je conserve la même apparence physique?Les mêmes idées?
Plan: Dans un premier temps, nous verrons que l’identité du sujet peut être attribuée à une substance résistant à tout changement, puis nous étudierons si cette identification du sujet à la substance est légitime: doit-on considérer la permanence du sujet comme une expression vide de sens (voir remarque n° 5)? Nous démontrerons enfin que le sujet possède une permanence, mais quine peut s‘accomplir que dans le temps: c’est le processus de maturation qui constitue la permanence du sujet.

Remarque:
Il est plus élégant d’amener le sujet que de commencer tout de suite à donner des définitions du sujet. La notion de « sujet » ne doit pas venir comme un « cheveu dans la soupe »: commencer par une situation banale illustrant le problème posé par le sujet de ladissertation.
Il faut énoncer mot à mot la question qui vous est posée.
Il faut s’efforcer de définir les termes du sujet sans donner l’impression de juxtaposer des définitions comme dans un dictionnaire. Une bonne introduction ne se contente pas d’énumérer les différents sens des termes, mais souligne les éventuelles contradictions qui surgissent de cette polysémie. N’oubliez pas qu’une dissertation vousdonne à réfléchir à un problème, et vous devez montrer en introduction pourquoi il y a un problème.
La problématique se situe à un niveau d’abstraction plus élevé que la question de l’énoncé: c’est le problème qui justifie qu’on se pose cette question.
Dans l’annonce de mon plan, je fais allusion à un autre terme de l’énoncé qu’on n’a pas analysé plus haut: « parler »; si l’on se demande sil’on « peut parler d’une permanence du sujet », il convient de remarquer l’éventuelle possibilité d’en « parler », sans que cela corresponde à la réalité.

I. Le sujet est permanent car il est une substance:
Introduction du I: Dans la première étape de notre réflexion, nous tenterons de caractériser ce qui constitue l’identité d’un sujet, et verrons que celle-ci réside dans un pôle unitaire etinaltérable.

1) Le sujet, c’est ce qui constitue l’essence des choses:
> Idée générale: Le « sujet » répond à la question « qu’est-ce que c’est? » Or, nous voyons que le sujet peut alors désigner deux choses: la chose dont on parle et la chose qui est (dans la réalité).
> Référence (on met toujours la référence en seconde position): Aristote, dans sa Métaphysique, Z, oppose l’ordre du...
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