Psychologie, sociologie, anthropologie

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  • Publié le : 18 décembre 2011
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EVALUATION UE 1.1 S1
psychologie, sociologie, anthropologie

L’homme naît, l’homme vit, l’homme meurt, tels sont les mots clefs de notre existence.
La mort ne se guérit pas, elle est inéluctable à tout être humain. Marguerite Yourcenar nous raconte une sorte de voyage à rebours qui mène Hadrien de sa jeunesse jusqu’aux portes de la mort. Malade terminal, il raconte de son lit son ultimecombat contre la mort.
Dans de nombreuses cultures bien que sa signification soit connue, la mort demeure un sujet tabou.
Qu’en est- il alors du malade incurable, du malade en fin de vie ? A t’il conscience de sa propre fin ou l’accepte-t-il ? Comment un soignant doit agir face à un malade incurable ou la fin de vie d’une personne, telle sera ma réflexion en qualité de futur soignant.

Mourircorrespond à un arrêt des fonctions vitales, telle est la définition de la mort par la médecine, mais d’un point de vue anthropologique la mort n’est qu’un état progressif qui débute dès la naissance. L’homme a une conscience de la mort, il comprend sa dimension mais n’ose toutefois pas se l’imaginer. La mort est génératrice d’angoisses auxquelles on doit tous faire face un jour ou l’autre.Informer un patient de son état mourant, de l’impossibilité de le guérir est une mission délicate que doit remplir un soignant. La loi indique d’ailleurs que l’information envers un patient est obligatoire : "toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé" (Art L 1111-2) ayant pour objectif par ailleurs d’obtenir un consentement libre et éclairé. Le malade est un acteur essentiel dansle soin, il y participe, choisit ou non de suivre un traitement et oriente les choix du soignant.
Une fois le diagnostic établi le plus dur labeur est de l’annoncer au patient ou tout du moins de le lui faire entendre. Un médecin m’a confié que la vérité n’est pas toujours bonne à dire, il faut pouvoir jongler entre la vérité sur un état de santé sans pour autant faire chuter le patient dans unsyndrome de glissement. Le choix des mots, du moment, du lieu d’annonce sont important, selon ce médecin il faut certes annoncer une vérité mais aussi donner au patient l’envie de se battre contre la mort jusqu’au dernier souffle.
Lorsqu’une maladie est dite incurable c'est-à-dire sur laquelle la médecine n’a plus de prise thérapeutique, en ceci qu’elle ne peut pas la guérir, les seules actionsenvisageables sont de type à ralentir son évolution ou à assurer les soins vitaux et le bien-être du patient.
Dire à quelqu’un que ses jours sont comptés, qu’il n’y a plus aucune thérapie pour lui, c’est admettre l’impuissance de la médecine curative et passer le relais aux soins palliatifs en préservant les choix de la personne. Tandis que ne pas dire, c’est s’engager sur la voie de l’acharnementthérapeutique ou des traitements inutiles et laisser un espoir au patient.

Le point central est de savoir ce qu’on peut dire avec certitude et ce qu’on ne peut pas dire. Evaluer si une maladie est incurable ou pas est très compliqué, c’est une donnée totalement variable, qui dépend de la maladie concernée, dans le cas des cancers et de leur localisation par exemple, de la réponse del’organisme du patient aux thérapeutiques instaurées. Qui plus est, chaque individu développe une maladie différemment et il en est de même pour la réponse à un traitement qui peut varier d’un individu à un autre.
Informer un malade sur son état incurable c’est avant tout le respecter dans sa dignité en tant qu’être humain.

Un malade averti pourra profiter des derniers moments de sa vie car il aurapris conscience de sa fin. L’individu atteint d’une maladie incurable a mis non seulement un nom sur ce qui le fera mourir mais il peut également pronostiquer le moment de sa mort, il se résout et s’adapte comme il le peut à sa nouvelle situation. Annoncer un état incurable peut néanmoins avoir des conséquences totalement opposées, la personne baisse les bras face à la maladie, se laisse mourir...
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