Qui a le pouvoir ?

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  • Publié le : 25 novembre 2010
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QUI A LE POUVOIR ?

Le pouvoir n’appartient pas toujours à celui qui le détient.
Mais « Qui a le pouvoir ? »
Avoir la capacité ou la possibilité de réaliser, telle est la définition du pouvoir. Celui-ci peut se réaliser, puisque idéalement dans une constante recherche de liberté, au détriment ou avec autrui. C’est donc dès lors que pourra se différencier l’état naturel de l’état civique.Lorsque le premier déterminera le pouvoir par la puissance afin de maximiser ou minimiser, selon les cas, les libertés individuelles. Alors que dans le second, les objectifs s’orienteront vers une liberté collective de part la création d’une société. Se pose alors donc plusieurs questions vis-à-vis de ce passage entre ces deux états. Tout d’abords un problème de profits, suite au renoncement decertaines de ses libertés individuelles. Ensuite un problème de confiance, ne connaissant l’autre, il serait plus que banal que de douter de son investissement « libre ». Celui possédant le pouvoir sera t-il celui arrivant à répondre à ces problèmes, de part la simple force, physique ou morale ? L’état naturel étant difficilement universellement et librement bénéfique, puisque possible, nécessiterait lacréation d’institutions, à l’image de l’Etat, entrainant de nombreuses controverses, de par sa légitimité et la séparation des pouvoirs, mêmes si selon un régime particulier.
Tout cela pouvant dans un premier temps, le pouvoir étant une relation, se résumer à la question de la majorité vis-à-vis d’une minorité ou encore de dominant vis-à-vis de dominés, les premiers étant les détenteurs de cebien tant prisé chez chacun des vivants.
Ne serait-ce pas aussi, de par la création d’institutions certaines, possible de faire de ce « précieux » qu’est le pouvoir un bien collectif afin de satisfaire un maximum d’individu, puisqu’idéalement la totalité ?
Mais ce que l’on pourrait considérer comme évolution, citée précédemment, est-elle vraiment bénéfique, ou n’est-ce qu’une vaine et utopiquequête ?
Le pouvoir n’est-il alors qu’une soumission à un plus fort ?

Avoir la possibilité de, telle est une définition du pouvoir. C’est donc, au premier abord, le facteur de toutes libertés individuelles, que J-J. Rousseau définira comme « bien inaliénable » dans Du Contrat Social, constituant toute finalité humaine. Arithmétiquement parlant, la maximisation de cette capacité se retrouveraitdans la somme de chaque individualité, opposant de ce fait plusieurs groupes dont celui composé du plus grand nombre d’individus, appelé majorité, pourra exercer sur le ou les autres, appelés minorités, cette relation hiérarchisée qu’est le pouvoir.
Pourtant, deux pratiques de ce dernier s’opposent, de par le statut qu’est l’exercice de celui-ci, par rapport à la possession de celui-ci (nouspourrions parler aujourd’hui de l’Angleterre vis-à-vis de sa Reine et de son Prime Minister).
Le pouvoir étant donc vu comme un rapport de force dont le nombre serait l’un des principaux déterminants. Mais, sachant que, comme l’a exprimé Spinoza dans son Traité Theologico-Politicus, « les jugements des hommes sont très divers », les minorités sont-elles alors condamnées à la soumission, de par unedéfinition de l’humain comme égoïste et narcissique ? Premièrement puisque chacun possède et possèdera toujours une marge de manœuvre, qui, même dans la pire des oppressions où l’action sera difficile et voir même « impossible », se révèlera alors par la pensée. Alors serait-ce personne ou plutôt chacun qui possèderait le pouvoir ? Mais deuxièmement, pas totalement, comme nous l’a démontré G.Deleuze : « Les minorités et les majorités ne se distinguent pas par le nombre. Une minorité peut-être plus nombreuse qu’une majorité ». Alors comment définir une majorité, dans l’objectif de l’obtention du pouvoir, autrement qu’arithmétiquement ? Grace à une norme, un model qu’a réussit à trouver la majorité, contrairement à la minorité, pouvant être considérée comme devenir. Comme nous l’illustre...
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