Rechauffement climatique

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  • Publié le : 21 mars 2011
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Traditionnellement, le travail est considéré dans la théorie économique comme un facteur de production. Il intervient, comme le capital ou les matières premières, dans le processus de création des biens et des services, et représente une ressource pour l’entreprise.

Pourtant, il apparaît trop réducteur d’assimiler l’activité des hommes dans l’entreprise à une quantité vague et indifférenciéed’heures de travail : en effet, les tâches humaines sont très diverses et la façon même de les organiser détermine en grande partie leur efficacité.
Les équipes semi-autonomes constituent
un nouveau mode d’organisation du
travail, adopté par des entreprises
soucieuses d’améliorer leur productivité,
d’accroître leur souplesse et d’amener
leurs employés à participer plus activement
auxobjectifs corporatifs. Une
recherche préliminaire visait à cerner
les effets de cette nouvelle organisation
du travail sur la santé et la sécurité.
Responsables
Mario Roy1, Jean-Louis
Bergeron, Lucie Fortier,
Danielle Giroux, Université
de Sherbrooke ; Jean-Charles
Guindon2, Programme organisation
du travail, IRSST.
Partenaires
Des dizaines d’informateurs et
de répondants en entreprises.Résultats
La recension des écrits identifie
les caractéristiques de l’organisation
du travail en équipes
semi-autonomes : processus
d’implantation et variables
déterminantes, fonctionnement
des équipes, bénéfices
pour l’organisation et pour les
employés. Quant à l’effet sur la santé et la
sécurité du travail, l’issue de la recherche
est plutôt contradictoire. Le rapport présente
aussi lesrésultats d’un inventaire
d’expériences connues.
Utilisateurs potentiels
Les entreprises qui souhaitent implanter
des équipes semi-autonomes de travail et
les chercheurs en organisation du travail
intéressés aux nouvelles formes de prise
en charge de la santé et de la sécurité
du travail.
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organisation du travail, dont
les équipes semi-autonomes
de travail constituent une nouvelleforme, intéresse évidemment
l’IRSST. Une meilleure compréhension
de ce mode de fonctionnement et
de ses effets sur la santé et la sécurité
du travail permettra de proposer des
avenues de recherches pertinentes dans
ce domaine.
D’abord bien définir
le phénomène
« Une équipe semi-autonome de travail,
c’est un groupe de travailleurs
qui peut prendre des
décisions de gestion et modifierdes façons de procéder,
résume Mario Roy, directeur
du tout nouveau programme
de doctorat professionnel
en administration (DBA) à
l’Université de Sherbrooke.
« Dans une telle équipe, poursuit
le chercheur, les membres
assument les res-ponsabilités
qui, traditionnellement,
échoieraient au contremaître.
Le groupe intervient donc
dans les opérations et les
tâches courantes,l’orga-nisation,
l’encadrement et les
stratégies. Pour ce qui est de
la santé et sécurité du travail, une faible
majorité des groupes est consultative
(53 %) et près du tiers (32 %) décisionnelle.
Par exemple, dans un groupe de
six travailleurs, l’un est responsable
du budget, un autre des contacts avec
le reste de l’organisation, un troisième
de la santé et de la sécurité du travail.
Comme il y arotation tous les six mois,
après trois ans tous les membres ont
assumé l’ensemble des responsabilités.
Chacun s’en trouve donc beaucoup
plus polyvalent. »
Un atout face à la concurrence
« Ce sont les entreprises qui font face
à une vive concurrence dans un marché
libéralisé qui trouvent le plus
d’intérêt à constituer des équipes semiautonomes
de travail », a pu observer
Mario Roy.Lorsqu’une entreprise doit
se livrer à des activités complexes,
nécessitant des changements dans des
délais très courts, ces groupes seraient
plus performants que l’organisation
du travail traditionnelle.
Les chercheurs ont observé que
l’entreprise qui adopte cette formule
en retire généralement des gains de
productivité appréciables. Mais les travailleurs
y trouvent aussi leur compte :...
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